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Saadia Bentaieb

Interview de Saadia Bentaïeb de la Compagnie Louis Brouillard

Interview de Saadia Bentaïeb – 30 septembre 2015
Actuellement en tournée sur la toute nouvelle création de Joël Pommerat Ça ira (1) – Fin de Louis

Rencontre avec Saadia Bentaïeb l’un des « membres historiques » d’une famille un peu spéciale : la Compagnie Louis Brouillard de Joël Pommerat

Elle est l’une des « plus anciennes de la bande ». Depuis près d’une vingtaine d’années, elle forme aux côtés de Ruth Olaizola, Marie Piemontese et Agnès Berthon le noyau dur de l’équipe. Actuellement en tournée avec Ça ira (1) – Fin de Louis, Saadia Bentaïeb se dévoile un peu, au gré de « l’interview 12 coups » : elle nous parle de ses débuts dans le métier, de sa rencontre avec Joël Pommerat et de la toute dernière création de celui-ci sur la Révolution française.

Frederic Franck

Interview de Frédéric Franck, « l’homme de l’ombre »…

Refuser de tomber dans la médiocrité. Ne jamais cesser de faire confiance aux artistes. Garder comme ligne de conduite son amour des auteurs. Les chercher, toujours et partout, ces artistes qu’il vénère. Se battre pour une certaine idée du théâtre. S’insurger contre toute idée de « caste » à l’intérieur de cette grande famille du théâtre. Se placer en-dehors des ridicules clivages entre public et privé. Rejeter avec véhémence les médias, les tenir en grande partie responsables de l’appauvrissement de l’offre culturelle.

Tout cela, Frédéric Franck le porte en lui. Et cette « révolte » nous percute d’autant plus qu’il l’exprime avec une infinie douceur. Oui, lorsqu’on rencontre ce grand homme de théâtre, on est frappé par son humilité, son extrême gentillesse, la délicatesse de son propos. On le sent presque mal à l’aise, tant il fuit les projecteurs et rechigne à parler de lui. Homme de l’ombre méconnu du grand public, il aurait cependant bien des raisons d’être fier de son parcours. Plus de trente ans après avoir débuté dans le métier, il dirige depuis 2012 le Théâtre de l’Œuvre dont on peut dire qu’il « dénote » dans le paysage des théâtres parisiens. Il est également co-directeur du Théâtre Montansier de Versailles, dans le cadre d’une délégation de service public. Troisième casquette : il dirige depuis 2002 la Société Indépendante Contemporaine (SIC) société de diffusion de spectacles, qui lui permet de soutenir quelques théâtres parisiens dont il partage « l’ambition particulière ».

Le point de départ de sa saison 2015-2016 au Théâtre de l’Œuvre : l’idée d’inviter des metteurs en scène renommés familiers des plateaux gigantesques. Proposer à chacun de « peindre une miniature » sur le petit plateau historique du Théâtre de l’Œuvre. Le résultat : Serge Merlin dirigé par André Engel dans Le Réformateur, à l’affiche jusqu’au 11 octobre. Lui succèderont : Gérard Desarthe pour sa mise en scène de Home, Alain Françon pour sa mise en scène de Qui a peur de Virginia Woolf? et Peter Stein pour sa proposition de La Dernière bande de Beckett. Avouez que cette programmation alléchante donne envie de soutenir pour longtemps ce lieu tellement unique et de remercier sincèrement Frédéric Franck pour sa « désobéissance au marché » !

 

INTERVIEW

 


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Les Sonnets de Shakespeare, le Roi Lear et Ciel mon placard!

Revue de presse du 30 septembre 2015

 

 

1. Les Sonnets de Shakespeare, version rock au Théâtre de la Bastille :

– « Au menu de ce voyage lyrique et théâtral, une vingtaine de sonnets-chansons (adaptés par Pascal Collin) qui épousent tous les genres.« – Les Echos

– « La Krief, qui est une des actrices les plus singulières et inventives de notre paysage théâtral, a rencontré les Sonnets de Shakespeare en 1999. » – Le Monde

– « Norah Krief y propose une version rock de Shakespeare en chantant certains de ses Sonnets. Gonflé.« – Marianne

– « Petit OTNI (Objet Théâtral Non Identifié) musical de cette rentrée conçu par Richard Brunel et Frédéric Fresson, « Les Sonnets de Shakespeare« , à mi-chemin entre le concert théâtralisé et le spectacle chanté, déroutent tout autant qu’il séduisent.« – Froggy’s Delight

– « Entretien avec Nora Krief.« – Un fauteuil pour l’orchestre

 

2. Michel Aumont époustouflant Roi Lear au Théâtre de la Madeleine :

– « Michel Aumont rayonne en roi brisé, dont l’arrogance folle se meut en folie douce.« – Les Echos

– « Après Le Roi Lear vu par Olivier Py, voilà la vision de Jean-Luc Revol : Lear est un nabab du cinéma qui, en 1929, renonce à son empire et le transmet à ses filles. » – Théâtral Magazine

– « Et puis il y a la très belle composition de Michel Aumont, qui file doucement vers la sénilité.« – Scene Web

– « Michel Aumont est toujours aussi charismatique. On sent sa passion intacte, lui pour qui le théâtre est le seul endroit où on se sent légitime, où on a l’impression d’exister.« – Les Trois Coups

– « Cette adaptation très réussie fait entendre la tragédie dans toute son acuité et frappe d’abord par l’équilibre remarquablement cohérent des relations.« – La Terrasse

 

3. Reprise au Théâtre du Rond-Point de Ciel mon placard!:

– « Nicole Genovese procède dans cet opus qu’elle qualifie d' »ignominie culturelle » – attention humour à effet kiss kool – au dynamitage en règle du théâtre de boulevard dont elle connaît bien les codes et les thématiques.« – Froggy’s Delight

– « La pièce rend grâce aux genres de mauvaise réputation. Une machine à jouer efficace et ludique, bien servie par la jeune Nicole Genovese et ses camarades endiablés. » – France Inter

– « Pastiche irrévérencieux plus que ricanant, du boulevard abordé par un chemin de traverse, Ciel ! mon placard tient la route.« – Libération

– « Pastiche irrévérencieux plus que ricanant, du boulevard abordé par un chemin de traverse, Ciel ! mon placard tient la route.«  La Terrasse

– « Il y en a qui font des copies pirates, Nicole Genovese est une femme pirate qui fait de l’original à partir de copies« – Rue89-le blog

Interview de Marion Moinet, costumière de théâtre

Interview de Marion Moinet – Septembre 2015

 

Marion Moinet

 

Marion Moinet a choisi le métier de costumière de théâtre presque par hasard et elle est « tombée » dedans par passion.
Retrouvez toute son actualité sur son site marionmoinet.com.

 

Sébastien Pouderoux Comédie-Française_portrait

Interview croisée de Marie Rémond et Sébastien Pouderoux

 

Ces deux-là se connaissent bien, depuis longtemps… Rencontrés sur les bancs du TNS, ils ont déjà deux créations à leur actif (ils étaient accompagnés d’un troisième larron : Clément Bresson). Deux spectacles qui firent sensation : André et Vers Wanda.

Aujourd’hui on les retrouve sur la scène du Studio-Théâtre, Eric Ruf ayant « passé commande » à la prometteuse Marie Rémond. Elle avait carte blanche. Et n’a pas hésité à partir d’une feuille tout aussi blanche. Avec pour point de départ le livre de Greil Marcus intitulé Like a Rolling Stone. « Un livre décryptant la folle aventure de ce qui deviendra l’une des plus grandes chansons rock du XXè siècle ».

Les deux compères se sont lancés dans ce projet de création sans trop savoir où celui-ci les mènerait…ils seront sans doute les premiers surpris du résultat. Sur le plateau, aux côtés de Sébastien Pouderoux qui incarne Bob Dylan : cinq comédiens et élèves-comédiens du Français se confrontent à cette mise en abîmes aussi angoissante qu’excitante.- « On parle d’un groupe de gens avec un auteur qui essayent de trouver une chanson ; et nous, on essaye de trouver un spectacle…c’est troublant ».

Tourné à la Comédie-Française – Au sujet de leur spectacle Comme une pierre qui…
Spectacle à l’affiche du Studio-Théâtre du 15 septembre au 25 octobre 2015

Olivier Meyer directeur du Théâtre de Suresnes_portrait

Olivier Meyer : pour l’amour des artistes

En rencontrant Olivier Meyer, je savais que nous avions (au moins) un point en commun… Tout comme lui, je voue une immense passion aux artistes. Je les admire, les vénère, les adore, les chéris, les adule… Ils me font rire, souffrir, rêver, sourire, pleurer, douter, réfléchir, aimer, rager, espérer. Ils adoucissent et embellissent mon existence ; je les aime, tout simplement. Depuis bientôt 40 ans, Olivier Meyer a su placer cet amour des artistes au centre de sa propre existence. 40 ans qu’il les côtoie, les repère, les aide, les conseille, les accompagne, les fait grandir.

Une dizaine d’années après avoir créé sa société de production de spectacles -Meyer Productions – il prend la direction du Théâtre Jean Vilar de Suresnes en 1990, théâtre qu’il dirige encore aujourd’hui. Trois ans plus tard, il crée le Festival Suresnes Cité Danse, qui contribue à l’émergence de toute une génération de danseurs et de chorégraphes issus du mouvement hip-hop. En 2003, il crée un département production et diffusion au Théâtre Jean Vilar – la société Meyer Production ayant cessé son activité l’année précédente. En 2005, il est nommé directeur du Théâtre de l’Ouest Parisien de Boulogne, dans le cadre d’une délégation de service public. Dix ans plus tard, il peut s’enorgueillir d’avoir fait du fameux TOP un espace de création et de liberté salué par le public et les artistes. Sa déception de l’année 2015 fut sans doute à la hauteur de cette fierté. Elle fut partagée par bon nombre de fidèles du TOP que j’avais rejoints au fil de saisons. Déception de devoir jeter l’éponge, tristesse de se séparer d’une équipe enthousiaste et soudée, colère envers certains politiques qui avaient rendue impossible la suite de l’aventure…

Lorsqu’on demande à Olivier Meyer « s’il aurait pu être un artiste », il éclate de rire, considérant sans doute cette question un peu saugrenue…Et pourtant, à sa façon de les côtoyer, de si bien les comprendre et les aimer, il est en quelque sorte devenu l’un des leurs. Un grand merci à lui!…

Yann Collette

Yann Collette : un comédien pur et sans concession

Interview de Yann Collette, comédien  – 8 septembre 2015
Studio Hébertot – Actuellement à l’affiche de ce théâtre pour Souterrain Blues
Suivre toute l’actualité de Yann Collette en cliquant ici

 

 

 

PierreLericqLes Epis Noirs

Pierre Lericq des Epis Noirs

Interview de Pierre Lericq des Epis Noirs, auteur interprète et metteur en scène – 12 juillet 2015
Théâtre du Rempart – Avignon
Toutes les actualités de la Compagnie des Epis Noirs en cliquant ici

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Côme de Bellescize

Côme de Bellescize – Auteur metteur en scène

Interview de Côme de Bellescize – 14 juillet 2015
Théâtre de l’Entrepôt – Avignon
Toutes les actualités de la Compagnie Théâtre du Fracas en cliquant ici

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Stephane Vaurupenne, Portrait, Comédie-Française, Sociétaire

Interview de Stéphane Vaurupenne

Interview du 28 janvier 2015
Au Bis Repetita – Palais-Royal

Actuellement sur plusieurs spectacles de l’alternance, notamment « La double inconstance » et « Le Songe d’une nuit d’été »

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Piano Panier : Comment êtes-vous devenu comédien?

Stéphane Varupenne : Au départ, ce qui m’a donné envie de faire ce métier, je crois que c’est « Les Temps modernes » de Charlie Chaplin. Je l’avais vu au cinéma et à 10 ans j’ai monté un petit sketch pour la kermesse de l’école où je jouais le rôle de Charlie Chaplin…

Piano Panier : Vous avez été reçu la même année aux deux Conservatoires de théâtre et de musique – en trombone. Le choix a-t-il été compliqué?

Stéphane Varupenne : Non, c’était assez clair dans ma tête. La musique c’était vraiment devenu un challenge, j’avais bossé comme un fou pour y arriver. J’ai été content de rentrer au théâtre, ça s’est fait beaucoup plus facilement alors je me suis dit : « c’est peut-être plus naturel ». Depuis tout petit, j’avais envie de faire le clown! Le stress était beaucoup plus difficile pour moi à gérer dans la musique qu’au théâtre. Et puis j’avais déjà mon frère dans la musique : il est trombone basse à l’Opéra de Paris.

Piano Panier : Racontez-nous vos débuts au Français?

Stéphane Varupenne : Muriel Mayette que j’avais eu en stage m’a engagé en tant que pensionnaire pour partir sur la tournée d’un spectacle de farces au Moyen-Age, en remplacement de Serge Bagdassarian – qui avait été mon professeur de théâtre quelques années plus tôt…

Piano Panier : Quelle est votre actualité?

Stéphane Varupenne : Cette année j’ai une année plutôt « light », parce qu’après La double inconstance, je n’ai que des reprises, et surtout je n’ai qu’un spectacle sur une même période. Ma plus grosse année, j’ai joué 250 fois : il m’arrivait de jouer 3 fois dans le week-end. Dans ces cas-là, c’est vrai que c’est compliqué : on dort là-bas!…

Piano Panier : Ca fait quoi de passer sociétaire?

Stéphane Varupenne : C’est chouette, en plus j’étais tout seul cette année. J’ai un peu l’impression de faire partie d’une entreprise, d’avoir travaillé, de l’avoir mérité. Je suis le 528ème sociétaire depuis 1680, ce qui n’est pas énorme finalement. J’ai le sentiment de rentrer dans l’Histoire et c’est une fierté de faire partie de cette histoire-là…

Piano Panier : Quels sont vos meilleurs souvenirs de ces sept années passées au Français?

Stéphane Varupenne : Travailler avec des metteurs en scène étrangers c’est vraiment intéressant parce qu’on découvre une autre manière de faire, de voir. Par exemple : j’étais sur « La Noce » de Brecht dirigée par Isabel Osthues, une metteure en scène allemande, après je suis allé à Berlin et c’était vraiment super. Lee Breuer qui a monté « Un Tramway nommé Désir » : c’était extraordinaire sa façon de bosser ;  pour moi ça reste un grand souvenir, même si j’avais des petits rôles. Et l’expérience de Peer Gynt au Grand Palais mis en scène par Eric Ruf aussi : c’était formidable!

Piano Panier : Des envies pour la suite?

Stéphane Varupenne : Tant que ça me plait je reste au Français : on a la chance de rencontrer tellement de gens différents en restant au même endroit. Tant que je suis heureux dans cette maison ça me va, et puis partir en tournée c’est pas mal aussi. Mais il y a des années où je demanderai des congés pour aller travailler avec mes amis du Conservatoire, parce que ça me manque un peu.

Piano Panier : Quelles sont vos sources d’inspiration?

Stéphane Varupenne : J’ai beaucoup d’inspirations musicales, le cinéma aussi. J’aime beaucoup le cinéma des années 70 :  Patrick Dewaere et Gérard Depardieu, De Niro et Al Pacino. Il y a un texte que j’aime énormément, c’est « Lettres à un jeune poète » de Rainer Maria Rilke : c’est le genre de texte qui fait du bien, qui redonne confiance dans la création. Quand Niels Arestrup l’a joué je suis allé le voir trois fois! Je me rends compte que j’aime beaucoup les belles voix au théâtre, sans doute par rapport à la musique. J’adore aussi les big bands de jazz : ils prennent tellement de plaisir. Et aussi les comédies musicales : « Chantons sous la pluie« , ça fait un peu cliché mais ça me redonne du courage et de la joie. J’aime quand ça pétille, peu importe la virtuosité ou pas. Juste des gens sincères, qui ont l’air d’être contents sans avoir besoin d’en faire des tonnes…

Piano Panier : Un coup de coeur…

Stéphane Varupenne : Pour le merveilleux : cette formidable pâtisserie originaire du Nord (comme moi!).

Piano Panier : Un coup de gueule…

Stéphane Varupenne : Contre la bêtise humaine.

Piano Panier : Coup de blues…

Stéphane Varupenne : …Ce Charlie Mingus.

Piano Panier : Coup bas…

Stéphane Varupenne : Salsa! (Cuba;-))

Piano Panier : Coup de foudre…

Stéphane Varupenne : Pour le Chili

Piano Panier : Coup de génie…

Stéphane Varupenne : Mozart!

Piano Panier : Coup de sang…

Stéphane Varupenne : Contre les pervenches

Piano Panier : Coup de tête…

Stéphane Varupenne : Décisions

Piano Panier : Coup d’essai…

Stéphane Varupenne : Répétitions

Piano Panier : Coup dur

Stéphane Varupenne : Terrorisme

Piano Panier : Coup d’envoi

Stéphane Varupenne : celui de Roger (Federer)

Piano Panier : Coup de théâtre…

Stéphane Varupenne : Trois!…