Le Terabak de Kiev prolonge noël jusqu’au 14 janvier

Traditionnellement les fêtes de fin d’année riment avec sapin, mais aussi avec chapiteau. Direction le Monfort pour un spectacle entre cirque, magie et cabaret. Un voyage rythmé par les voix gutturales des Dakh Daughters venues tout droit de Kiev. On s’installe, on prend le temps de se restaurer (ça sent bon le fameux bortsch ukrainien), de faire connaissance, de trinquer avec ses voisins : l’ambiance est déjà dans la salle. Tout à coup débarque Yann Frisch, redingote portée à même la peau (« une idée du producteur pour mettre en valeur le corps des autres »), irrésistible négation de Monsieur Loyal, comble du non politiquement correct.

Terabak de Kiev, cabaret, cirque, Stéphane Ricordel, Dakh Daughters, Monfort, La Baraque, critique Pianopanier, espace chapiteau, Yann Frisch
© Christophe Raynaud de Lage 

Le bar se met en mode pause, les lumières s’éteignent, les enfants se taisent, le spectacle peut débuter avec Julieta Martin, sorte d’Elastic Girl sur son mât chinois. C’est parti pour une heure trente de joie pure, d’énergie brute, de rires explosifs, d’émotions authentiques. Un acrobate accro à son balai, un monocycle recordman de trampoline, un artiste qui joue des sangles aussi bien sans jambe qu’avec, un couple de voltigeurs qui règle ses comptes dans les airs, l’inénarrable Yann Frisch et ses cartes irrévocablement magiques… Les prouesses s’enchaînent au son des cordes et autres battements de tambours. Les filles énergisantes, magnétiques, envoûtantes, stimulantes font le lien entre chaque numéro et l’on souhaite que cela dure encore et encore.

Terabak de Kiev, cabaret, cirque, Stéphane Ricordel, Dakh Daughters, Monfort, La Baraque, critique Pianopanier, espace chapiteau, Yann Frisch

Sous le grand chapiteau du Monfort, on rit, on frémit, on se laisse gagner par la chaleur humaine, on savoure l’instant…et lorsque les lumières se rallument au son des applaudissements enthousiastes, on prolonge par une danse, on retrouve le chemin du bar pour prolonger l’allégresse. Entre réveillon de noël et réveillon de la Saint-Sylvestre, on choisit sans hésiter le Terabak de Kiev !

 


TERABAK DE KIEV
Du 16 décembre 2016 au 14 janvier 2017, 20h30 au Monfort
Mise en scène : Stéphane Ricordel
Avec : Yann Frisch, Arthur Chavaudret, Matias Pilet, Benoît Charpe, Oscar de Nova de la Fuente, Daniel Ortiz, Josefina Castro Pereyra Soler, Julieta Martin, Marina Voznyuk, Anna Olekhnovych
Chant et musique : Les Dakh Daughters et Vlad Troitsky

LeVideEssaideCirque Monfort

Le Vide essai de cirque : un vertige de sens et de frissons

Le Vide essai de cirque – spectacle vu lundi 9 mai 2016
A l’affiche du Monfort Théâtre jusqu’au 21 mai 2016
Spectacle écrit par Fragan Gehlker, acrobate à la corde
Alexis Auffrey, création musicale et régie de piste
Maroussia Diaz Verbèke, dramaturgie

« L’impossible, nous ne l’atteignons pas, il nous sert de lanterne. » – René Char.

Monter, descendre, monter, descendre. Un homme, une corde. Monter, descendre, monter encore. Tomber, se relever.

C’est un Sisyphe acrobate que l’on voit se confronter au danger du vide, au défi de la corde, à la réalité concrète des obstacles scéniques qui ne cessent de s’imposer à lui. Infiniment il grimpe, tombe et se relève sans relâche, sans ciller, il persévère. Absurdité circassienne, humour aussi, absurdité de la vie dans cette relecture du Mythe de Sisyphe d’Albert Camus.

On passe une heure intense à retenir son souffle avec cet homme – personnage aussi presque Beckettien – qui côtoie ces 18 mètres de vide sous lui. Au rythme d’un violon et de silences. Et avec autant de dextérité. Le son des lourdes cordes qui s’abattent sur le sol n’est pas sans rappeler parfois l’implacabilité du réel et de la vie.

 

Le Vide essai_de_cirque_Monfort
© Perrine Cado

Se confronter au néant, repousser ses propres limites, atteindre des sommets, et pourtant se heurter au réel, voilà le défi et la condition de l’homme.

Belle interrogation sur la vie, sur comment se sentir vivant et trouver de la joie dans ce vertige.
C’est beau, ça fait frissonner, c’est intense, ça met en joie, allez-y : plongez dans le Vide !

ELECTRONIC KIT PRESS

Traces_affiche

Traces, ou The magnificent Seven

Traces – Spectacle vu le 25 février 2016
A l’affiche du Théâtre Bobino jusqu’au 30 avril 2016
Un spectacle de la Compagnie Les 7 Doigts de la main

Spectacle ultra-contemporain, moderne et à la bonne humeur délicieusement contagieuse, Traces est à ne surtout pas louper !

Les 7 doigts de la main. Ce nom de scène, inventé en 2002 par un collectif de circassiens d’outre-Atlantique illustre la combinaison de talents et d’expériences visant une unité artistique. Aujourd’hui, sur toutes les scènes de tous les pays du monde, les 7 doigts de la main se démultiplient à notre plus grand plaisir. Jusqu’au 23 avril, c’est à Bobino que l’on peut découvrir Traces, qui fête ses dix ans de tournée mondiale. Les 7 doigts de la main : ce nom imaginé par les fondateurs résonne parfaitement avec ce qu’incarnent leurs héritiers sur une scène de théâtre. Aussi vrai qu’une main n’a pas 7 doigts, un numéro de cirque n’est jamais aussi mobile et protéiforme que ceux qu’ils nous offrent ici. Et vous n’aurez pas assez de vos deux yeux pour apprécier l’intégralité de leurs prouesses.

TRACES, Chinese Hoops

©Valérie Remise

Traces, c’est l’histoire de sept jeunes gens hypervitaminés, six garçons et une fille. Anne-Marie, Kevin, Kai, Lucas, Yann, Harley et Enmeng originaires de Québec, Etats-Unis, Australie, France, Canada, Queensland et Chine ont une immense qualité, au-delà de leur immense talent : ils ne se prennent pas au sérieux. Conséquence de cet état d’esprit : ils parviennent à nous faire oublier qu’ils travaillent comme des athlètes forcenés. Tout parait tellement simple, tellement facile, tellement accessible. Ils sautent, virevoltent, volent, plongent, se plient et se déplient, se nouent et s’enroulent, chantent, rient, dansent, tourbillonnent… Et nous électrisent, en toute simplicité, en toute humilité.

Il est des shows qui provoquent chez le spectateur une bonne humeur instantanée. Des numéros qui font claquer des doigts, taper des mains, des pieds, battre le coeur. Des spectacles dont on ressort plus léger, plus zen, plus gai. Traces est indéniablement de ceux-là : on vous aura prévenus !

Traces_Bobino

Que vous soyez fan des 7 doigts de la main ou totalement néophyte, précipitez-vous à Bobino avant que la tournée de Traces ne reparte à l’autre bout du monde :

1 – Du cirque, oui, mais à des années lumières des cirques Bouglione, Gruss et consort.
2 – Les sept artistes ont la vitalité, l’énergie, le peps et l’enthousiasme de leur vingt-cinq ans.
3 – Et cette vitalité, cette énergie, ce peps et cet enthousiasme, ils nous l’insufflent avec la générosité qui les caractérisent.