Je Crois En Un Seul Dieu, une pièce de Stefano Massini mise en scène Arnaud Meunier avec Rachida Brakni au Théâtre du Rond-Point, revue de presse Pianopanier

Revue de presse du 22 mars : Je crois en un seul Dieu, Soudain l’été dernier et Mon Coeur

Je Crois En Un Seul Dieu, une pièce de Stefano Massini mise en scène Arnaud Meunier avec Rachida Brakni au Théâtre du Rond-Point, revue de presse Pianopanier

1. La comédienne et réalisatrice Rachida Brakni seule en scène dans Je crois en un seul Dieu de Stefano Massini au Théâtre du Rond-Point :

– « Avec sa virtuosité, sa sensibilité, son humanité, Rachida Brakni s’avère idéale pour ce triple rôle. Arnaud Meunier la dirige simplement, justement, sans jamais forcer le trait. Massini lui-même évite tout pathos, toute rhétorique vaine, tout jugement moral. » – Les Echos

– « TT – Happé par l’actrice Rachida Brakni, seule en scène dans une boîte-écrin à l’obscurité profonde, le spectateur ne peut guère se laisser distraire pendant une heure et demie. Il est cerné par ce récit à trois voix assumé par une seule, cet entrelacs de paroles de femmes venues de la terre où s’affrontent Israéliens et Palestiniens. » – Telerama Sortir

– « Seule sur scène, la comédienne donne toute l’intériorité nécessaire au théâtre-récit de Stefano Massini. Un théâtre à hauteur d’êtres qui dévoile – de façon très factuelle, comme documentaire, sans préconçus ou jugements – les pensées et les parcours de ces femmes dont les destins vont se rejoindre. » – La Terrasse

– « Le texte de Stefano Massini est tout sauf manichéen, il ne prend partie pour aucune de ces femmes. Malgré le titre, la présence de la religion n’est pas écrasante, et c’est un sacré coup de force. Après les attentats qui ont endeuillé la France, ce qui se passe au Moyen-Orient ne nous est plus étranger. Les yeux de Rachida Brakni sont aussi les yeux de toutes les victimes innocentes du terrorisme odieux. » – SceneWeb

– « L’auteur a souhaité que ce soit une seule comédienne qui interprète les trois rôles. Comme les trois volets d’un même destin de femme. Rachida Brakni leur prête sa voix, sa fragilité, sa sensibilité, sa force aussi. » – Les trois coups

– « Sur le grand plateau de la Salle Renaud Barrault, devant d’immenses tapisseries d’Aubusson, des écrans géants ou des chœurs d’enfants, décor traditionnel des salles de réunion des mairies, les personnages plus vrais que nature n’apparaissent que mus par leur propre intérêt. Seule Isabelle Carré, « Notre Élue », choisit de s’abstraire du jeu social dans une attitude d’impassibilité en héroïne hitchcockienne. Sacrifice qui nous laisse quelque peu sur notre faim. » – Artistik’Rezo

– « Le contrastre entre le jeu très froid, presque inexpressif, d’Isabelle Carré et celui du reste de la distribution peine à créer le malaise que suggère le texte. Censée confiner au fantastique, l’irréductible intégrité de Notre Elue apparaît en effet sous les traits d’une grande banalité qui, au lieu de captiver, ont tendance à reporter l’attention sur l’Opposant, incarné par un Patrick Chesnais délicieux. » Time Out

« Entourés d’une belle troupe de seconds rôles, tous crédibles (Jean-Charles ClichetJan HammeneckerAgnès PontierChristelle Tual), les deux comédiens sont inoubliables dans cette pièce aux confins du fantastique, aussi captivante que burlesque, qui sonde l’inconscient des protagonistes et laisse une impression troublante de malaise sur le monde politique. » Froggy’sDelight

 

Soudain l'été dernier, Tennessee Williams, Stéphane Braunschweig, Odéon Théâtre de l'Europe, Pianopanier

2. Soudain l’été dernier, la première mise en scène à l’Odéon-Théâtre de l’Europe de l’administrateur Stéphane Braunschweig est saluée par la critique :

– « C’est sur un décor luxuriant et surprenant que s’ouvre Soudain l’été dernier, qui voit Stéphane Braunschweig revenir en grande forme : le nouveau patron de l’Odéon-Théâtre de l’Europe signe sa meilleure mise en scène depuis longtemps, pour son premier spectacle en tant que directeur de la prestigieuse maison. » – Le Monde

« Stéphane Braunschweig a su déjouer les pièges tendus par cette pièce fiévreuse – voire carrément malade – de 1958, adaptée au cinéma par Mankiewicz en 1960 (…) Comme à l’accoutumée, sa scénographie est un des éléments clefs du spectacle : la façon dont il transforme son jardin paradisiaque en jungle menaçante, puis en cellule psychiatrique est prodigieuse. » Les Echos

« La pièce est parfaitement maîtrisée, sans pour autant échapper aux limites inhérentes à l’oeuvre de Tennessee Williams, l’une des moins abouties de l’auteur. Le spectacle de Stéphane Braunschweig en souffre inévitablement. » – Marianne

« La direction d’acteur est millimétrée et la distribution pour les rôles principaux judicieuse. Dans un emploi de prédilection, Marie Rémond campe parfaitement la victime, jouet d’un destin tragique, et Luce Mouchel s’avère magistrale en grande bourgeoise obséquieuse, époustouflante en femme confrontée à la décompensation psychotique et pathétique en mère dévastée.« – Froggy’sDelight

« Luce Mouchel est une Mrs Venable impressionnante, à la fois autoritaire et blessée dans son orgueil de mère qui oscille sans cesse entre folie et lucidité morbide, et sent son ascendance sur tous lui échapper. Elle navigue sans cesse d’un état l’autre, furieuse de sentir son emprise, son empire s’effriter. » L’Humanité

– « Marie Rémond est l’interprète de Catherine à l’innocence fracassée. Éperdue et perdue entre cauchemar et réel, mensonge et vérité, tout en tension, elle hypnotise, notamment dans son ultime long monologue. Envahie par sa parole. Habitée. » – La Croix

« Dès le début la pièce est tendue vers l’ultime monologue de Catherine que joue une Marie Rémond fragile, enfiévrée, come hallucinée, habitée par son souvenir traumatisant dont on ne sait s’il est réalité ou fantasme. Menée comme un thriller psychologique, la pièce, un peu datée, s’achèvera sur une ambiguïté irrésolue. » – WebTheatre

– « Stéphane Braunschweig livre une version psychanalytique de cette pièce plus complexe qu’elle ne parait. On peut être dérouté par cette mise en scène en apparence sage, si peu active. Mais elle vibre d’une tension interne qui intrigue captive de bout en bout. » – Un fauteuil pour l’orchestre

« Braunschweig orchestre d’une main de maître, à l’abri d’une scénographie saisissante et pièce cardinale du spectacle dont il signe aussi  la conception,  cette vérité difficile à advenir où les enjeux hantent chacun des protagonistes. » – Publik’Art

« On retient notre souffle jusqu’à la phrase finale du médecin qui livre son diagnostic, mais faut-il le croire ? Stéphane Braunschweig réussit avec ce spectacle un coup de maître. On ne soupçonnait le Hitchcock qui sommeillait en lui ! » SceneWeb

« Ce qui est intéressant dans cette pièce, c’est que les personnages ne vivent pas du tout dans le réel. Ils vivent dans un autre monde. » – Stéphane Braunschweig pour La Terrasse

Mon Coeur, Pauline Bureau, La Part des Anges, Bouffes du Nord, Pianopanier

3. Le Théâtre des Bouffes du Nord accueille jusqu’au 1er avril la pièce-choc de Pauline Bureau, Mon Coeur, autour de l’affaire du Mediator :

« Dans «Mon Cœur», pièce créée à partir de rencontres avec différentes victimes du médicament coupe-faim, Pauline Bureau relie le désastre sanitaire révélé en 2010 à ses préoccupations féministes. » – Libération

« Cultivant une esthétique sobre et onirique, rappelant les univers de Joël Pommerat et de Julien Gosselin, Pauline Bureau met en scène avec fluidité cette âpre épopée, usant avec parcimonie d’images fortes (le malaise dans la boîte de nuit, Claire titubant sur un fil). » Les Echos

– « Pas une seule larme de pathos dans ce récit acéré mais une narration organisée sur plusieurs espaces et portées par différentes voix. Et au coeur de tout, Irène Frachon jouée à merveille par Catherine Vinatier. Une héroïne des temps modernes prête à tous les sacrifices et à toutes les démonstrations, un portrait de femme qui n’est pas sans rappeler les « modèles » de Pauline Bureau.  Une galerie de personnages à prendre en exemple. Un théâtre réellement citoyen. » – Time Out

– « Mon cœur, est un choc théâtral dont nous ne sortons pas indemne. Cela nous parle, nous touche, donne des frissons d’effroi.  Nous met K.O debout. Pauline Bureau est une artiste citoyenne qui, à travers le théâtre atteint, par l’outil de la fiction, à la brutalité réaliste d’un scandale sanitaire. » – Le Blog de Mediapart

« Quand le spectacle prend fin, on applaudit les acteurs évidemment, on applaudit la technique parfaite, mais on applaudit aussi l’audace et la démarche d’affronter les grands qui voudraient faire taire les petits. Car dans cette histoire, c’est bien de cela dont il s’agit. » – Sortir à Paris

« Le savoir-faire de la jeune metteure en scène, auteure de pièces pour les enfants (Dormir cent ans) comme pour les adultes (Sirènes, Modèles), s’épanouit dans cette tragédie contemporaine.
Quoi de plus théâtral que ce collège d’experts alignés sur scène, avec ses personnalités méfiantes, voire hostiles comme l’avocat du groupe Servier, qui réclame toujours plus d’expertises pour retarder la procédure?
. » – Le Parisien

« T – Contrairement au film La Fille de Brest, qui se concentre sur le personnage d’Irène Frachon, médecin qui s’est battue pour la suppression du Mediator, médicament toxique des laboratoires Servier, Pauline Bureau adopte le point de vue d’une victime. Elle met en scène la progression de la maladie dans toute sa vérité, la destruction qu’elle opère sur le corps, la famille, la vie entière. » – Telerama Sortir

« Alors que se profile pour 2018 le procès de cette célèbre affaire, Pauline Bureau mêle une nouvelle fois son écriture de plateau à l’évocation de « vies brutes », en compagnie de huit comédiens qui endossent une vingtaine de rôles. » La Terrasse

– « Défendu par une distribution de premier ordre où l’on distingue notamment Catherine Vinatier (poignante en Irène Frachon), Yann Burlot (très touchant dans le rôle de l’avocat) et Marie Nicolle qui porte le personnage de Claire Tabard avec une justesse impressionnante, ce spectacle ne peut laisser indemne. » – Froggy’sDelight

– « Bulle et Maria, ce sont deux actrices qui ont inscrit, de manière différente, quelque chose théâtralement. » – Christine Angot pour Le Figaro

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