Interview d’Elise Noiraud

Interview d’Elise Noiraud – 22 juin 2016
De la Comédie de Paris au Festival d’Avignon, son seule en scène Pour que tu m’aimes encore fait salle comble.

« Qu’y a-t-il d’universel dans l’intime ? Une question qui me passionne et que je tente d’aborder dans mes spectacles sur l’enfance, sur l’adolescence. »

Elise Noiraud a commencé à aimer le théâtre très jeune, ses premières expériences de scène remontent à l’enfance. Comme souvent lorsqu’on choisit de faire ce métier. Après des études de lettres, elle passe quatre années aux Ateliers du Sudden, une école de théâtre parisienne dirigée par Raymond Acquaviva. Comédienne à la base, l’envie d’écrire et de porter des projets la ramène sur les bancs de la faculté : pendant deux ans elle suit un master sur le thème de l’autofiction théâtrale et du traitement de la parole familiale sur une scène de théâtre. Elle travaille sur les seuls en scène de trois artistes qu’elle admire énormément et qui ont « retravaillé l’intime » dans leurs spectacles : Philippe Caubère, Guillaume Gallienne et Gérard Potier. Elle enchaine avec un master « mise en scène et dramaturgie », tout en commençant à écrire son premier spectacle, La Banane américaine, que l’on peut considérer comme le premier volet de Pour que tu m’aimes encore.

Elle aime la scène et la place de comédienne. Elle continuera d’exercer ce premier métier avec passion. Mais en parallèle, elle a de plus en plus envie de raconter et de porter des histoires. Qui donneront lieu soit à des seules en scène, soit à des spectacles portés par d’autres équipes – comme son adaptation théâtrale du film Les Fils de la terre, spectacle pour lequel elle a remporté le prix du Jury du Théâtre 13 en 2015.

« Rêver un spectacle comme on a envie de le rêver, cela donne une grande liberté ».

Son rêve secret à elle : écrire la troisième partie des histoires d’Elise et monter la trilogie dans l’intégralité. Une sorte d’épopée autofictionnelle, un « retravail de la vie sur scène ». Un peu à la manière de son idole Philippe Caubère…

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