Interview de Lucie Digout

Interview de Lucie Digout, auteur, metteur en scène et comédienne – 11 septembre 2017

“J’écris mais je suis comédienne avant tout… J’aime quand ça joue.”

À peine sortie du Conservatoire, Lucie Digout se met déjà en scène dans un spectacle qu’elle a écrit elle-même : Carmen c’est une fable contemporaine, un récit de femme, des histoires de femmes.

Sur le plateau, Lucie travaille avec ses camarades de promotion – “C‘est infernal comme on se connait bien !”- plaisante-t-elle. Un travail collégial dans lequel chacun apporte sa pierre à l’édifice, tente et propose des choses, cherche et construit avec les autres.

Elle retrouvera bientôt ses camarades ainsi que d’autres de sa promotion du Conservatoire sur le plateau du Théâtre National de la Colline pour la prochaine création de Wajdi Mouawad : Victoires.

Rencontre avec une jeune femme bourrée de talent à suivre de très très près !

 

Interview de Laurent Natrella

Interview de Laurent Natrella, Sociétaire de la Comédie-Française – 15 juin 2017

“Je suis perpétuellement en attente de nouvelles rencontres, de nouvelles surprises, de nouveaux projets !”

Actuellement à l’affiche de la (11è ! ) reprise de Cyrano de Bergerac, Laurent Natrella trouvera le temps, grâce au rythme de l’alternance, de prendre un train pour le Festival d’Avignon. Deux de ses mises en scène y sont en effet présentées dans le Off : Après une si longue nuit, bouleversante ode à la fraternité, et Handball le hasard merveilleux, un seule en scène avec Brigitte Guedj sur un texte de Jean-Christophe Dollé.

La saison a été bien chargée pour le 514ème sociétaire entré il y a presque 20 ans à la Comédie-Française : après une belle tournée des Rustres, pièce dans laquelle il campait un désopilant Comte Riccardo, ce fut la reprise des Enfants du Silence au Théâtre Antoine, puis Bajazet monté en six semaines au Vieux-Colombier…

L’année prochaine promet d’être tout aussi dense, car il reprendra le rôle de Conseil dans la tournée de 20 000 lieues sous les mers et il enchaînera sur son Singulis, d’après Chagrin d’école de Daniel Pennac. Puis, ce sera la formidable aventure de l’entrée de la magie nouvelle sur le plateau de Vieux-Colombier, avec le spectacle Faust mis en scène par Raphaël Navarro.

Rencontre avec un comédien toujours en attente de coups de théâtre… de théâtre !

 

Interview de Claude Aufaure

Interview de Claude Aufaure, comédien – 19 mai 2017

“C’est une telle chance, à mon âge, de pouvoir continuer à jouer…”

Avec une humilité qui n’a d’égale que son talent, Claude Aufaure déclare que sa vie est un formidable coup de chance, qu’il n’était pas fait pour ce métier, qu’il n’avait rien pour être acteur… Elève de Tania Balachova qu’il considère comme l’un des plus grands maîtres qui soit au monde, c’est sans doute aussi sa curiosité et son amour de la vie qui l’ont poussé vers cette carrière inouïe. Depuis plus d’un demi-siècle, il n’a cessé d’enchaîner les rôles, au théâtre comme au cinéma, sous la direction et au côté des plus grands -Antoine Vitez, Patrice Chéreau, Roger Blin, Jorge Lavelli, Jean-Marie Serreau, Georges Wilson, Jean-Michel Ribes, Jean Gillibert, Jacques Vauclair, Laurent Terzieff…

Sur la petite scène du Théâtre de Poche-Montparnasse, il est à la fois le lecteur, le narrateur, l’auteur, le créateur de cette Histoire du Soldat de Ramuz et Stravinsky. Une pièce qui s’apparente autant à la musique qu’au théâtre. Un spectacle nouveau, très peu joué, qui étonne encore, cent ans après, tant il semble encore avant-gardiste. Une écriture précise, formidable, à la fois simple et archaïque – “moi je trouve très beau l’écriture de Ramuz : ça tombe bien, puisque je la dis chaque soir”.

Rencontre avec un comédien toujours avide de nouvelles aventures…

 

Interview de Bruno Putzulu

Interview de Bruno Putzulu, comédien – 12 mai 2017

“Jean-Claude Grumberg sait que la meilleure façon de survivre, c’est le sourire, le rire…”

Il est actuellement, et jusqu’au 2 juillet 2017, à l’affiche de VOTRE MAMAN de Jean-Claude Grumberg au Théâtre de l’Atelier. Il partage l’affiche avec Catherine Hiegel et Philippe Fretin. Tous trois ont fait un passage à la Comédie-Française, et c’est Catherine Hiegel qui a soufflé à l’oreille du metteur en scène Charles Tordjmann le nom de Bruno Putzulu pour interpréter le rôle de son fils.

Un beau cadeau, si l’on en croit le comédien qui n’avait jamais joué de pièce de Grumberg mais rêve déjà de se frotter de nouveau au génie de l’auteur…

Rencontre avec un artiste qui alterne entre les planches et le grand écran, qui est aussi auteur compositeur et interprète, avec un prochain album en préparation.

Bruno Putzulu a définitivement plus d’une corde à son arc !

Interview de Françoise Gillard

Interview de Françoise Gillard, Sociétaire de la Comédie-Française – 10 avril 2017

“Je me rends compte, en travaillant sur ce Singulis, que j’aime bien être avec les autres…”

 

Interview de Brice Hillairet

Interview de Brice Hillairet, comédien-metteur en scène – 15 mars 2017

“Cela fait 25 ans que j’ai envie de faire la même chose : il n’y a jamais rien eu d’autre qui m’intéressait…”

La “chose” en question qu’évoque Brice Hillairet, 33 ans, c’est cette vocation de comédien qui ne l’a jamais quitté. Pour ceux qui n’ont pas encore découvert ce jeune et talentueux comédien, 2017 est une année de reprises qui seront autant d’occasions d’aller l’applaudir. Actuellement et jusqu’au 30 avril, il est Nathan dans C’est Noël tant pis du très prolifique Pierre Notte, à la Comédie des Champs-Elysées.

Au mois de mai, il enchainera sur la reprise de Ma folle otarie, au Théâtre du Lucernaire, une sorte de conte écrit et mis en scène par Pierre Notte également. Un seul en scène qui eut un gros succès au dernier Festival d’Avignon et qui lui valut sans doute le prix SACD Jean-Jacques Gauthier, qui récompense chaque année un jeune talent.
Pierre Niney, Benjamin Lazar, Thomas Jolly, font partie des précédents lauréats… Quand on vous dit qu’on n’a pas fini d’entendre parler de Brice Hillairet !

Interview de Noam Morgensztern

Interview de Noam Morgensztern, pensionnaire de la Comédie-Française – 17 mars 2017

“Je voulais me retrouver seul, et c’est une sacré responsabilité de discuter avec soi-même…”

Pour son SINGULIS, qui sera également le premier Seul en scène de sa carrière, Noam Morgensztern a choisi de travailler à partir de quatre recueils de nouvelles d’Etgar Keret, l’un des auteurs israéliens les plus populaires du moment.

“La forme du stand-up m’est apparue comme la plus évidente pour dire ces nouvelles”. Le côté sans-filet du stand-up l’intéresse, le séduit, car il aime tester la fragilité de cette frontière qu’est le quatrième mur. Le fil conducteur ? Le point commun entre les différents textes ? La quête tenace de savoir qui l’on est…

Autre parti pris qui a étonné son entourage : Noam répète tout seul, dans une salle, sans autre retour que celui des objets qui l’entourent – “ce sont les pires spectateurs qui existent : ils n’ont rien à proposer !

Seul en scène, il ne le sera pas totalement, puisqu’il sera accompagné par le musicien Théophile Blanckaert, batteur-compositeur, avec lequel il a créé les morceaux originaux du spectacle.

On est aussi impatient de découvrir Au pays des mensonges que Noam l’est de savoir comment sera reçu le message d’Etgar Keret… Rendez-vous le 29 mars  au Studio-Théâtre de la Comédie-Française !

 

Interview de Nâzim Boudjenah

Interview de Nâzim Boudjenah, pensionnaire de la Comédie-Française – 4 mars 2017

“Pour moi, les choses ni ne commencent ni ne finissent…”

Nâzim Boudjenah explique ne rien prévoir et ne jamais fonctionner à l’envie : les choses “lui tombent dessus”, tout le temps, toujours. Ainsi, le spectacle Intérieur qu’il a récemment mis en scène au Studio-Théâtre de la Comédie-Française était en lui bien avant qu’il ne commence à travailler sur sa création.

J’ai sans arrêt des images, des sortes de bulles qui apparaissent dans mon esprit”. C’est sans doute l’une de ces bulles qui, après s’être déposée, a pris la forme d’un spectacle d’une beauté et d’une poésie saisissantes.

Effectivement, ce qu’il a créé à partir du texte de Maurice Maeterlinck restera dans la mémoire de tous les spectateurs qui ont assisté à la pièce. Un peu à l’image d’un tableau qu’on garde dans un coin de son cerveau…

Reste à attendre d’autres bulles, d’autres émotions, d’autres tableaux… signés Nâzim Boudjenah !

 

Interview de Pierre Cassignard

Interview de Pierre Cassignard – 13 février 2017
Actuellement à l’affiche de deux spectacles : Darius et C’est encore mieux l’après-midi

“Ce qui me fascine : le pouvoir de suggestion qu’on peut rencontrer sur une scène.”

Ce qui lui a donné envie de faire ce métier ? Yves Montand, qu’il a vu dans l’une de ses revues à l’Olympia… C’était en 1981. Quelques années plus tard, il débute une carrière de comédien qui ne connaîtra jamais de réelle pause.

Très sollicité, toujours fidèle, fonctionnant aux coups de cœur, Pierre Cassignard travaille énormément. Par exemple, il se retrouve aujourd’hui à l’affiche de deux spectacles parisiens. Deux spectacles radicalement différents. Faire monter les larmes dans Darius au Théâtre des Mathurins, puis enfourcher un moto-taxi pour endosser au Théâtre Hébertot le costume du député dans la  folle comédie de Ray Cooney : voici le genre de défi qu’aime relever Pierre Cassignard.

Moi je ne connais qu’une famille : les gens travailleurs, gentils et enthousiastes !”. Rencontre avec un comédien qui se définit lui-même – et on le croit ! – comme “un vrai gentil”…

 

Interview de Valérie Lesort et Christian Hecq

Interview de Valérie Lesort et Christian Hecq – 10 février 2017
Au sujet de leur spectacle 20 000 lieues sous les mers au Théâtre du Vieux-Colombier

“On se complète bien dans l’écriture (…) on rêvait de retravailler ensemble.”

Dans la famille Hecq, lorsqu’on demande Monsieur et Madame, on est certain de passer un moment bourré de sourires complices et de joyeux éclats de rires.

D’un côté, Valérie Lesort, plasticienne au CV impressionnant. De l’autre côté, Christian Hecq, comédien belge entré à la Comédie-Française en 2008, aussi inoubliable en Bouzin qu’en Obéron ou Lunardo.

Réunis autour d’un projet commun, ces deux-là sont capables de créer de la magie, de l’émerveillement. Qui n’a pas vu 20 000 lieues sous les mers ne peut comprendre comment l’alchimie entre Valérie et Christian a pu donner naissance à un spectacle total. Leur adaptation apporte la dose d’humour qui manque au roman de Jules Verne, la mise en scène – dans un décor impeccable d’Eric Ruf – foisonne d’idées ingénieuses, les marionnettes nous plongent tout naturellement dans les fonds marins et nous font redevenir des enfants.

Rencontre avec deux sacrés personnages qui n’ont pas fini de nous faire voyager !