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Toujours la Tempête

Des origines de Peter Handke…

Vu le 2 avril 2015 aux Ateliers Berthier – Odéon Théâtre de l’Europe
Actuellement en tournée, jusqu’au 26 septembre 2015
Mise en scène : Alain Françon

© Michel Cobra

Dans ce spectacle hypnotique, il est question de langue, de pays de naissance, de mémoire collective et finalement de la place de chacun sur Terre…

Qui est Peter Handke ? D’où vient-il ? Quelle est son histoire ? Son spectacle « Toujours la Tempête » écrit en 2012 répond en partie à ces questions. A travers l’histoire de son héros, qui n’est autre que Peter Handke lui-même. Le personnage incarné par un Laurent Stocker éblouissant ne s’appelle-t-il pas « Moi »?… Moi est né Slovène. Il est né à l’aube de l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de ce pays. Celle de la seconde guerre mondiale, qui vit des milliers de Slovènes de Carinthie encerclés par l’Allemagne ennemie. C’est en grande partie de cela qu’il est question dans ce spectacle : de l’appartenance à une patrie. On y parle beaucoup de langue commune, de place, de territoire, de références, de mémoire collective… Comment ne pas entendre la résonance de ce texte avec l’actualité qui nous entoure ?

Laurent Stocker est prodigieux, magistral de retenue, définitivement un immense comédien. Alain Françon lui a offert une famille exceptionnelle : Pierre-Félix Gravière et Stanislas Stanic sont ses frères, Nada Strancar et Wladimir Yordanoff ses grands-parents, Dominique Valadié sa tante “Snezena” et Gilles Privat son oncle “Jonathan”. Et puis, surtout, il y a Dominique Reymond qui interprète sa mère. Cette comédienne est tellement douée que j’ai ressenti une légère frustration de ne pas la voir réapparaître dans la seconde partie du spectacle!

Ce sentiment de frustration, je l’ai éprouvé aussi au moment des saluts. Tous les spectateurs l’ont éprouvé, lorsque la lumière s’est rallumée, donnant le signal de vider les lieux. Eh oui, nous étions frustrés! Frustrés dans notre élan d’applaudissements, frustrés de n’avoir pas assez remercié les comédiens et le metteur en scène de cette incroyable mise en abyme.

Trois raisons de guetter le passage près de chez vous de la tournée de Toujours la Tempête 

1 – Pour le texte de Peter Handke, foisonnant, riche, dense, philosophique, et tellement contemporain.
2 – Pour la mise en scène tout en délicatesse d’Alain Françon, l’un des “maestro” français.
3 – Pour Laurent Stocker – l’un de mes chouchous du Français!… – qui tient la scène de la première à la dernière note.

 

ELECTRONIC KIT PRESS

Revue de presse : Le Songe au Français, un nouveau Duras sur les planches et Toujours la Tempête aux Ateliers Berthier

Revue de presse du 9 mars 2015

 

 

1. Le Songe d’une nuit d’été, dernière mise en scène de Muriel Mayette au Français  :

– “La troupe alterne habilement grâce amoureuse et déchaînement sexuel.” – Le Figaro

– “Avec cette bande de jeunes acteurs, tous plus brillants les uns que les autres, Muriel Mayette-Holtz a assuré la relève du Français.” – L’Express

– “Tout est théâtre dans Le Songe d’une nuit d’été, et la mise en abyme que Shakespeare s’amuse à y installer est un plaisant défi.” – La Terrasse

2. La Bête dans la jungle, un nouveau Duras sur les planches  :

– “(…) un des plus beaux spectacles de cet hiver théâtral, par sa qualité littéraire et musicale, son intelligence durassienne (…)” – Le Monde

– “Célie Pauthe met en regard deux pièces de l’auteure, dont l’une est inspirée d’Henry James” – Libération

– “La metteure en scène crée une savante atmosphère onirique, dans un décor de château vide aux murs gris pâle.” – Les Echos

3. Quand Alain Françon met en scène Toujours la Tempête de Peter Handke aux Ateliers Berthier :

– “Un long voyage dans le souvenir, une épopée familiale, une traversée de l’Histoire” – Le Monde

– “Il est des auteurs dans lesquels il faut se couler comme on se glisse dans une cantate de Bach. Peter Handke est de ceux-là.” – Marianne

– “Laurent Stocker campe un merveilleux chef d’orchestre, variant avec subtilité le récit adressé au public et aux personnages, au passé composé, et les dialogues.” – Les Trois Coups