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Marion Malenfant_portrait

Interview de Marion Malenfant

Interview de Marion Malenfant – 9 octobre 2015
Actuellement à l’affiche du Théâtre Hébertot pour son rôle dans Victor

Marion Malenfant_portrait

 

Repérée par John Arnold, puis par Muriel Mayette-Holtz, Marion Malenfant n’en a pas fini de séduire la scène

Un sourire mi-angélique, mi-mutin. Une gouaille façon « titi parisien ». Un franc parler qui laisse deviner un caractère droit, sincère et facile à vivre. Une « envie de scène » qui semble avoir toujours été là. Un talent inouï. Une sincérité, une joie de vivre, une manière de s’enthousiasmer pour les projets qu’elle choisit. Un côté fonceur, entier, déterminé. Marion Malenfant déborde d’énergie positive. Son appétit de vivre et sa passion pour la scène se combinent de telle sorte que rien ne pourrait l’arrêter. A 27 ans, elle semble la première étonnée de son parcours déjà impressionnant. Après avoir remporté le 1er prix d’Art Dramatique au Conservatoire d’Antibes, elle monte à Paris pour suivre le Cours Florent et faire ses débuts sur scène.

Elle n’attendra pas très longtemps avant de croiser le « rôle de sa vie ». Hasard d’une rencontre ? chance? destin? – sans doute un peu de tout cela. John Arnold lui confie le rôle de Marylin Monroe dans le projet un peu fou qu’il s’apprête à monter. Il s’agit d’adapter à la scène le roman de Joyce Carol Oates relatant la vie de l’une des plus grandes icônes de notre siècle. Marion Malenfant n’hésite pas : son instinct lui commande de saisir cette formidable occasion de brûler les planches en beauté. Quelques mois plus tard, Muriel Mayette-Holtz ne s’y trompe pas lorsqu’elle lui propose de rejoindre la troupe de la Comédie-Française pour reprendre le rôle de Camille dans « On ne badine pas avec l’amour ». Au bout d’à peine deux ans et une dizaine de rôles (Ismène dans Antigone, Angélique dans Le Malade imaginaire, Elise dans L’Avare, Lulu dans L’Anniversaire) Marion ne peut résister à l’appel de Norma Jeane. « J’aime trop ce rôle, je ne pouvais pas refuser, même si c’était une décision difficile à prendre », déclare-t-elle dans son immense sourire… Pas de doute, son avenir est tout tracé. Un avenir qu’elle doit à sa bonne étoile, certes, mais d’abord et surtout à son énorme talent!

 


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20 000 lieues sous les mers, un certain Charles Spencer Chaplin, le Roi Lear et le bizarre incident du chien dans la nuit

Revue de presse du 7 octobre 2015

 

1. Critique unanime pour la mise en scène de 20 000 lieues sous les mers par Christian Hecq au Vieux-Colombier :

– « Le capitaine Christian Hecq (Nemo froid et mystérieux) a dessiné avec précision et drôlerie les personnages.« – Le JDD

– « Interprète clownesque et polymorphe, Christian Hecq s’est initié à la manipulation marionnettique en 2008, auprès de Philippe Genty et Mary Underwood. » – La Terrasse

– « Nous sommes attrapés par la beauté de la mise en scène, par l’esthétique des tableaux. On rit beaucoup. On s’émerveille comme des enfants.« – Toute la Culture

– « Si la devise de l’illustre maison est Simul et singulis (ensemble et chacun en particulier), ce projet est, de l’aveu même de Christian Hecq, plus simul que singulis.« – Théâtral Magazine

– « Interview de Christian Hecq et Valérie Lesort par Vincent Josse« – La matinale de France Musique

 

2. Bel accueil également du « biopic » de Charles Spencer Chaplin proposé par Daniel Colas au Théâtre Montparnasse :

– « Un biopic éclairant sur la vie tourmentée de Charlie Chaplin au théâtre Montparnasse, porté par le jeu éblouissant de Maxime d’Aboville.« – Les Echos

– « C‘est un film théâtral que nous propose Daniel Colas qui a composé cette succession de scènes qu’il développe lui-même sur le grand plateau du Théâtre Montparnasse. » – Le Figaro

– « Nous sommes au théâtre, au cinéma, au cirque peut-être, où l’on voudra, dans un lieu imaginaire, en tous les cas, et dans lequel se déroule une histoire vraie, une histoire telle que l’imaginaire justement n’aurait jamais oser inventer.« – Artistic Rezo

 

3. Au Théâtre de la Madeleine, Jean-Luc Revol transpose la tragédie du Roi Lear dans les années folles :

– « Une transposition gonflée, mais la greffe fonctionne : voici une version moderne, rythmée, accessible à tous, d’une des plus complexes tragédies shakespeariennes, portée par un Michel Aumont au top de sa forme.« – Le Parisien

– « Après Le Roi Lear vu par Olivier Py, voilà la vision de Jean-Luc Revol : Lear est un nabab du cinéma qui, en 1929, renonce à son empire et le transmet à ses filles. » – Théâtral Magazine

– « La distribution est aiguisée, menée par un Michel Aumont subtil et émouvant. Un « King Lear » attachant, à découvrir au Théâtre de la Madeleine. » – Les Echos

– « On devrait être bouleversé, emporté, touché au cœur. On est loin du compte. Et on l’est d’autant moins que Michel Aumont n’est pas encore parvenu à faire exister le roi Lear.« – Le blog de L’Express

– « Une pièce aboutie, exigeante et populaire : à voir par tous !« – La Terrasse

 

4. Le bizarre incident du chien pendant la nuit, le nouveau spectacle de Philippe Adrien à la Tempête,  :

– « Inventive, soignée et finement burlesque, la mise en scène de Philippe Adrien dépeint le parcours initiatique d’un autiste surdoué, découvrant des vérités enfouies.« – La Terrasse

– « Ce texte adapté au théâtre par le dramaturge Simon Stephen à partir du roman de Mark Haddon n’est pas vraiment un whodunnit.« – Libération

– « La scénographie est imaginative, le rythme enlevé (sauf une fin convenue) et les acteurs parfaits. » – Marianne

– « Epaulé par de solides comédiens (qui jouent plusieurs rôles), Pierre Lefebvre-Christopher est porté par la mise en scène onirique de son père, Philippe Adrien. » – Les Echos

– « Sur scène, s’il a la bosse des maths, Christopher est aussi multi-cabossé par le destin génétique avec yeux révulsés, tics, bégaiement, spasticité des mains et stéréotypie kinétique (belle composition du poly-handicap par Pierre Lefèvre).« – Froggy’s Delight


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Avec Père, Arnaud Desplechin réussit son entrée au Français

Père – Spectacle vu le 28 septembre 2015
A la Comédie-Française – Salle Richelieu, jusqu’au 4 janvier 2016  à 20h30
Une pièce d’August Strindberg
Mise en scène par Arnaud Desplechin

 

@Vincent Pontet – coll. Comédie-Française

 

Avec Père, Arnaud Desplechin fait son « coming-out théâtral » et on aime ça…

C’est peu dire que cette première mise en scène d’Arnaud Desplechin était attendue. Ce cinéaste surdoué est l’auteur de dix longs métrages dont le fameux Comment je me suis disputée… (ma vie sexuelle) qui fait partie de mes films coups de coeur. J’étais assez impatiente de découvrir son Père de Strindberg, même si ce dernier ne fait pas partie de mes auteurs préférés. J’attendais ce rendez-vous privilégié, d’autant que je suis – vous l’aurez compris – une « aficionada » de la Comédie-Française… Pari réussi, à mon sens : la mise en scène tout en sobriété fait ressortir avec une justesse incroyable le drame qui s’établit entre ce couple.

Car la pièce de Strindberg nous parle de la paternité, certes, mais d’abord et surtout d’un couple en crise. Un couple incarné par deux comédiens exceptionnels qu’on a plaisir à voir partager la scène. Anne Kessler, toute petite, toute frêle, est tellement émouvante en femme prête à tout pour garder son enfant. Elle est  mère avant d’être femme et en tant que mère elle nous touche forcément, malgré sa violence et sa dureté. Face à elle, Michel Vuillermoz est ce père peu à peu rongé par le doute et la folie, lorsqu’il se demande si Bertha est réellement sa fille. Mais peut-on réellement parler de folie? C’est toute la question à laquelle Arnaud Desplechin n’a pas voulu répondre, laissant au spectateur le choix d’arbitrer. Difficile d’assister à ce combat entre un homme et une femme qui se déchirent, se blessent, s’injurient, se malmènent, se choquent, s’invectivent, se maltraitent, se maudissent. Et qui s’aiment, malgré tout. Car il y a toujours de l’amour dans ce couple.

Le baptême théâtral d’Arnaud Desplechin coïncide avec le lancement de la première saison d’Eric Ruf, allez-y sans hésiter :

1 – Même si, comme moi, vous n’êtes pas des inconditionnels de Strindberg, vous serez conquis par une mise en scène aussi précise qu’au cinéma.
2 – « Un couple de cinéma », justement – c’est ainsi qu’Arnaud Desplechin présente ses deux héros Michel Vuillermoz et Anne Kessler – deux immenses comédiens dont on sent le plaisir qu’il a de les retrouver.
3 – Les autres personnages sont au diapason de ces deux-là. Comme disait Mathieu Amalric au sujet d’Arnaud Desplechin : « il pourrait faire jouer un porter-manteau« !… Alors, imaginez-le avec des comédiens du Français.


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Comme une pierre qui…, Père, Celui qui tombe et De l’Ambition

Revue de presse du 23 septembre 2015

 

 

1. Comme une pierre qui…enchante la critique :

– « Dans le processus de l’enregistrement, ses tâtonnements et ses ratés, les comédiens retrouvent le cheminement d’un spectacle en train de se faire.« – Telerama

– « Du rock à la Comédie française, c’est du jamais vu et on en redemande. » – France Info

– « Le spectacle de Marie Rémond et Sébastien Pouderoux, qui s’impose d’ores et déjà comme le coup de cœur de la rentrée théâtrale.« – Le Monde

– « Comme au théâtre, c’est le processus de création, erratique, fragile, qui est en cause dans cette histoire d’une chanson légendaire.« – Le Point

– « Les musiciens sont fébriles, la production, frénétique, l’ambiance, orageuse.« – Froggy’s Delight

 

2. Tout comme Bob Dylan, Arnaud Desplechin fait son entrée à la Comédie-Française :

– « Le réalisateur de «Rois et Reine», qui met en scène «Père» de Strindberg à la Comédie-Française, raconte ses débuts au théâtre.« – Libération

– « Le public sort pantelant de deux heures de lutte à mort au sein du couple incarné magistralement par Michel Vuillermoz et Anne Kessler. » – Le Parisien

– « Le spectacle est magnifique. Il rend hommage à la fois à August Strindberg, à Ingmar Bergman et aux acteurs.« – Le Monde

– « Arnaud Desplechin n’a aucun mal à se faire comprendre de ses acteurs et à les amener doucement vers un jeu presque cinématographique.« – Telerama

 

3. Au Montfort, reprise du spectacle de Yoann Bourgeois, Celui qui tombe :

– « Le plateau télescope l’espace, invente des plaines, des montagnes, des manèges, des planètes et, par une magnifique trouvaille, traverse aussi le temps, rétrécissant les artistes à l’échelle de petits enfants.« – Le Figaro

– « Etonnante métaphore de la vie, la dernière création de Yoann Bourgeois met en scène les ressources humaines pour s’adapter et survivre. » – Le JDD

– « Une fois encore, Yoann Bourgeois a réussi à atteindre ce « point de suspension » qu’il cherche dans tout ce qu’il commet.« – France Inter

– « La prise de risque, la souplesse et la concentration des interprètes laissent bouche bée.« – Rue89 Le blog

 

4. Après la passionnante Chute d’une nation, Yann Reuzeau présente De l’Ambition au Théâtre du Soleil :

– « Véritable photographie de l’époque, la pièce décrit avec réalisme dans un contexte de société en perte de valeurs, la période troublée de la fin de l’adolescence.« – Froggy’s Delight

– « La mise en scène et le jeu, nerveux, incisifs et rythmés, sans aucun bavardage, sont ancrés dans le temps de la vie, et manifestent une présence efficace, immédiate, à fleur de peau, dans une histoire en devenir. » – La Terrasse

 

Comme une pierre qui…rock!

Comme une pierre qui… – Spectacle vu le 18 septembre 2015
Au Studio-Théâtre jusqu’au 25 octobre 2015 à 18h30
D’après le roman de Greil Marcus
Adaptation et mise en scène : Marie Rémond et Sébastien Pouderoux

 

© Simon Gosselin

Les complices Marie Rémond et Sébastien Pouderoux nous invitent à remonter le temps pour assister à la naissance du plus mythique des tubes de Bob Dylan

Vendredi 18 septembre 2015 – 18h30 – Studio-Théâtre, Paris Ier.
Mercredi 16 juin 1965 – début de matinée – Studio A de Columbia Records, New-York City.
Grâce au talent de Marie Rémond et Sébastien Pouderoux, je viens de faire un saut dans le temps et l’espace. Al Kooper (Christophe Montenez) se trouve à moins d’un mètre de moi. Oeil hagard, teint blafard, l’un des benjamins de la troupe communique son angoisse et son stress, confirmant ici l’étendue de son talent. Il patiente depuis bien plus longtemps que moi, semble-t-il, tellement désireux de faire partie de l’aventure. Tout comme lui, je vais avoir la chance de rencontrer… Bob Dylan « himself ».
Face à Al Kooper, Mike Bloomfield (Stéphane Varupenne) paraît tellement sûr de lui, tellement pro déjà, tellement « dans son élément ». Tellement capable, surtout, d’échanger avec Sébastien Pouderoux qui campe un Bob Dylan totalement autiste.
En plus des trois acteurs déjà cités, Marie Rémond a fait appel à Gabriel Tur, qui était élève-comédien au Français la saison passée, ainsi qu’à Hugues Duchêne, élève-comédien cette année. L’un à la batterie et l’autre au clavier parachèvent l’harmonie du groupe, tant d’un point de vue scénique que musical. Tous les cinq sont coachés de la régie par le producteur Tom Wilson (Gilles David), autre ressort comique du spectacle. Car on rit beaucoup, en visionnant cette session d’enregistrement. Et au final, on regrette que la pièce ne dure qu’une heure : on aurait aimé qu’elle soit proportionnellement aussi longue que le tube qu’elle nous fait revisiter…

Ne ratez pas l’occasion de découvrir cet éphémère « Studio-Théâtre d’enregistrement » :

1 – Après les succès amplement mérités d’André et Vers Wanda, Marie Rémond s’attaque avec brio à une autre figure de son panthéon personnel.
2 – Les comédiens sont parfaits, aussi bien sur scène que derrière leurs instruments.
3 –  N’hésitez plus : venez découvrir le « coup de théâtre : Al Kooper » dont parle Marie Rémond dans l’interview Pianopanier

 

INTERVIEW

Sébastien Pouderoux Comédie-Française_portrait

Interview croisée de Marie Rémond et Sébastien Pouderoux

 

Ces deux-là se connaissent bien, depuis longtemps… Rencontrés sur les bancs du TNS, ils ont déjà deux créations à leur actif (ils étaient accompagnés d’un troisième larron : Clément Bresson). Deux spectacles qui firent sensation : André et Vers Wanda.

Aujourd’hui on les retrouve sur la scène du Studio-Théâtre, Eric Ruf ayant « passé commande » à la prometteuse Marie Rémond. Elle avait carte blanche. Et n’a pas hésité à partir d’une feuille tout aussi blanche. Avec pour point de départ le livre de Greil Marcus intitulé Like a Rolling Stone. « Un livre décryptant la folle aventure de ce qui deviendra l’une des plus grandes chansons rock du XXè siècle ».

Les deux compères se sont lancés dans ce projet de création sans trop savoir où celui-ci les mènerait…ils seront sans doute les premiers surpris du résultat. Sur le plateau, aux côtés de Sébastien Pouderoux qui incarne Bob Dylan : cinq comédiens et élèves-comédiens du Français se confrontent à cette mise en abîmes aussi angoissante qu’excitante.- « On parle d’un groupe de gens avec un auteur qui essayent de trouver une chanson ; et nous, on essaye de trouver un spectacle…c’est troublant ».

Tourné à la Comédie-Française – Au sujet de leur spectacle Comme une pierre qui…
Spectacle à l’affiche du Studio-Théâtre du 15 septembre au 25 octobre 2015

Revue de presse Avignon 2015 – 3

Revue de presse Avignon 2015 du 23 juillet 2015

 

 

1. « Meursaults », l’adaptation à la scène du roman de Kamel Daoud :

– « La pièce, donnée devant une salle archi-comble, est extrêmement fidèle au roman, mais sans grande imagination dans la mise en scène. » – Libération

– « Dans le décor très sobre, la vidéo va représenter les fantômes, Moussa, les pieds-noirs, le passé. » – La Croix

– « Philippe Berling s’est laissé grisé par son idée de départ : déplacer le monologue du vieil Haroun d’un bar à la cour de la vieille maison abandonnée par les colons où ce double de Meursault habite avec sa mère. » – Les Echos

– « Le metteur en scène Philippe Berling, co-directeur du Théâtre Liberté de Toulon, met en scène Haroun, le narrateur du roman, mais aussi la vieille mère, presque muette, qui chantonne et réagit parfois en marmonnant aux propos du fils. » – France TV Info

– « Ahmed Benaïssa tient le spectacle de bout en bout, précis et touchant dans la douleur comme dans la colère. » – Le Figaro

 

2. Pour petits et grands, « Dark Circus » à la Chapelle du Pénitent Blanc :

– « Le théâtre de la compagnie Stereoptik, présenté à la Chapelle des Pénitents blancs, ne ressemble à aucun autre.  » – La Provence

– « Dark Circus de Stereoptik, un spectacle pour les enfants de tous âges, qui fait souffler un vent de poésie et de fraîcheur sur Avignon, qui en a bien besoin. » – Le Monde

– « Le spectacle, ce sont ces images en constante transformation, mais aussi l’action des deux artistes. » – Le Figaro

 

3. Les coups de coeur de la presse du Off 2015 :

– « Parmi les 1336 spectacles inscrits au catalogue du Off, n’en citer que trois seulement tient de l’exercice injuste et périlleux. Mais on l’assume…. » – Telerama

– « Dans ce qui est devenu un fourre-tout, Midi Libre vous livre ses trois coups de cœur. Et quelques bonus. » – Midi Libre

– « Avignon : les dix pièces en finale pour les coups de coeur du Off. » – Midi Libre

– « Une sélection de spectacles du Off recommandés par les envoyés spéciaux de l’Humanité au festival d’Avignon. » – L’Humanité

 

4. Avignon 2016 : le « come-back » de la Comédie-Française :

– « Les comédiens du « Français » joueront Les Damnés, d’après le film de Luchino Visconti de 1969, dans une mise en scène du Belge Ivo van Hove » – Le Monde

– « Le Belge Ivo van Hove, 57 ans, est un des metteurs en scène les plus créatifs du moment. » – Le Point

– « Ivo van Hove, directeur du Toneelgroep d’Amsterdam avait ébloui le festival en 2008 avec les «Tragédies romaines» de Shakespeare et récidivé l’été dernier avec une magistrale adaptation de «Fountainhead» » – Le Figaro

– « Le metteur en scène de 57 ans a également dirigé Juliette Binoche en tournée mondiale cette année dans « Antigone » en anglais. » – Le Huffington Post

 

La Maison de Bernarda Alba à la Comédie-Française, mise en scène Lilo Baur

Spectacle vu à la Comédie-Française – Salle Richelieu, le 2 juillet 2015
Reprise du 2 octobre 2015 au 6 janvier 2016
Mise en scène Lilo Baur

 

© Brigitte Enguérand

 

L’occasion, assez rare finalement, de découvrir La maison de Bernarda Alba, cette « vraie pièce de femmes », dans une mise en scène très énergique, servie par dix comédiennes exceptionnelles du Français

 

Comme l’a fait remarquer Cécile Brune, La maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca, pièce bien connue des troupes amateurs est très peu programmée par les scènes nationales. A la Comédie-Française par exemple, il faut remonter à 1974, avec le spectacle de Robert Hossein qui avait confié le rôle d’Adela à la jeune pensionnaire…Isabelle Adjani !

Lilo Baur a déjà monté un spectacle au Français : c’est à elle que l’on doit « La (formidable) Tête des Autres » au Vieux-Colombier. Nouveau challenge, nouveau lieu pour cette metteure en scène tellement contemporaine. Grâce à un sublime décor architectural, elle parvient à transplanter le plateau de la Salle Richelieu aux fins fonds de l’Andalousie.
Premières en scène, sur fond de glas annonçant l’enterrement de l’homme de la maison -le deuxième mari de Bernarda Alba- apparaissent Claude Mathieu en servante et Elsa Lepoivre en Poncia. Cette dernière est méconnaissable, pas tant par le grimage que par son jeu : elle est l’un des personnages qui nous font rire, en dépit de l’ambiance souvent pesante.  Surviennent ensuite Bernarda –formidable Cécile Brune – et ses cinq filles. Angustia l’aînée, interprétée par une Anne Kessler tordante, et dont il convient de souligner, en plus de son talent habituel, l’incroyable travail qu’elle a dû fournir en reprenant au pied levé le rôle de Véronique Vella. Coralie Zahonero et Claire de la Rüe du Can sont respectivement Magdalena et Amélia, les deux sœurs inséparables. Jennifer Decker s’est glissée dans le costume de Martirio la bossue, tandis que la benjamine Adela est incarnée par la si touchante Adeline d’Hermy.

Les voici toutes cinq contraintes par leur abominable mère à observer une période de huit années de deuil. Soucieuse du qu’en dira-t-on, Bernarda Alba n’hésite pas à élever la demeure familiale au statut de prison. N’a-t-elle pas pour habitude d’enfermer sa propre mère totalement folle dans un cachot? Cachot dont parvient parfois à s’échapper la pauvre Florence Viala (aussi méconnaissable que drôle, elle aussi).

Aucun homme dans ce huis-clos ? Un seul, si, et qui fera le malheur de toutes… Pepe le Romano, que Lilo Baur a choisi de nous montrer sous les traits d’Eliott Jenicot – rappelons que d’après le texte de Lorca, ce personnage n’est jamais en scène. Pepe le Romano, promis à Angustia, la plus argentée des filles (la seule!) née d’un premier mariage et ayant hérité de son père. Pepe le Romano qui séduit la jeune Adela pendant la période de ses fiançailles. Pepe le Romano dont Martirio tombe éperdument amoureuse. Un seul homme pour tant de femmes. Unique objet de tous les fantasmes.

Tant de passions inassouvies déboucheront forcément sur le pire. Peu à peu, on sent poindre le drame, aussi clairement que l’orage qui explose à la fin d’une journée d’été…

Encore une vingtaine de jours pour ce voyage dans l’Andalousie de ce début de siècle :

1 – Voyage en excellente compagnie : les dix comédiennes du Français sont toutes incroyables.
2 – Voyage dans l’univers à la fois poétique, charnel, énergique et percutant d’une Lilo Baur inspirée.
3 –  Voyage dont l’on ne ressort par indemne : force est d’admettre que cette « condition de la femme » pointée du doigt par Lorca est encore bien trop souvent bafouée en 2015…

 

ELECTRONIC KIT PRESS

INTERVIEW

 

 

Un Fil à la patte ou le Système Ribadier? Les deux, off course!!

Deux spectacles vus à la Comédie-Française
Un fil à la patte (reprise) à l’affiche jusqu’au 26 juillet 2015 – Salle Richelieu
Mise en scène Jérôme Deschamps

Le Système Ribadier (reprise) à l’affiche jusqu’au 17 juillet 2015 – Vieux-Colombier
Mise en scène Zabou Breitman

 

© Brigitte Enguérand

Entre le Feydeau déjanté de Jérôme Deschamps et le Feydeau déjanté de Zabou Breitman, ne choisissez surtout pas : courez à la  Comédie-Française!!!

En ce début d’été, moment où les salles de spectacle parisiennes commencent à se vider et où les colonnes morris annoncent déjà les potentiels succès de la rentrée, il est encore possible de (re-)découvrir de véritables enchantements.
Sans aller chercher loin, les deux reprises de Feydeau à la Comédie-Française ne vous décevront pas  – quel bonheur cette alternance qui se poursuit tout le mois de juillet!

D’un côté, Rive Droite, Salle Richelieu, Christian Hecq enfile le costume du désopilant notaire Bouzin pour la cinquième année consécutive. Chacune de ses apparitions provoque l’hilarité générale. Il tourbillonne, sautille, s’entortille, se plie et se déplie, dévale et dérape : cet homme est un toon! La mise en scène de Jérôme Deschamps est réglée au cordeau. Pas un temps mort, des comédiens rivalisant de facéties, entre un Stéphane Varupenne parfait  (Bois d’Enghein), un irrésistible Serge Bagdassarian (Fontanet), un Thierry Hancisse haut en couleur (le Colonel) et un Guillaume Gallienne une fois de plus époustouflant en Miss Betting. Sans oublier les rôles féminins : Coraly Zahonero et Florence Viala se partagent celui de Lucette au rythme de l’alternance – pour un peu, on irait voir deux fois le spectacle! Une chose est sûre : Eric Ruf ne s’est pas trompé, qui a décidé de programmer pour la sixième fois cet incontournable vaudeville…

Pendant ce temps-là, Rive Gauche, sur la scène du Vieux-Colombier, ne manquez pas l’occasion de découvrir une autre pièce du même auteur. Avec une mise en scène subtile et euphorisante, Zabou Breitman confirme son formidable talent. Sa première bonne idée : avoir confié le décor au regretté Jean-Marc Stehlé. Décor que l’on ne dévoilera pas, pour ménager l’effet… Les bonnes idées et les surprises s’enchaînent tout au long de ce spectacle. Tellement bon pour les zygomatiques! Comme souvent à la Comédie-Française, la nouvelle distribution modifie sans doute le spectacle mais le résultat est tout aussi pétillant. Jérémy Lopez remplace Laurent Stocker et Anna Cervinka succède à Julie Sicard. Ils incarnent respectivement le meilleur ami et l’épouse du fameux Ribadier qui n’est autre que le truculent Laurent Lafitte.

Alors, un fil à la patte ou le système Ribadier? Franchement, il serait trop dommage de devoir choisir entre un excellent Feydeau repris Salle Richelieu et un excellent Feydeau repris au Vieux-Colombier : vous avez jusqu’à fin juillet pour jouer le jeu de « l’alternance »!

 

ELECTRONIC KIT PRESS

Rebecca Marder au Français, Ostermeier au Théâtre de la Ville, Podalydès aux Bouffes du Nord et deux festivals d’été

Revue de presse du 24 juin 2015

 

1. La toute dernière pensionnaire de la Comédie-Française est aussi la benjamine de la troupe :

– « C’était le plus beau jour de ma vie, dit Rebecca Marder, qui est la deuxième pensionnaire, après Dominique Blanc, engagée par Eric Ruf. » – Le Monde

– « Une jeune fille de 20 ans, loin d’être une inconnue parce qu’elle appartient à une famille qui a à voir avec le monde du spectacle et qui peut déjà s’enorgueillir d’un très joli parcours. » – Le Figaro

– « Rebecca Marder interprètera son premier rôle à la Comédie-Française dans «Les Rustres» de Carlo Goldoni mis en scène par Jean-Louis Benoît au Théâtre du Vieux-Colombier, du 25 novembre au 10 janvier. » – Le Parisien

 

2. Le mariage de Maria Braun au Théâtre de la Ville, dans une mise en scène d’Ostermeier :

– « Thomas Ostermeier s’attaque ici à l’histoire de son pays, à la fin de la RFA, à un peuple qui tente de retrouver un semblant d’espoir dans un monde détruit. » – Sortir à Paris

– « À la fois dense et fluide, cette adaptation du chef d’œuvre de Rainer Werner Fassbinder est menée avec brio par des acteurs impeccables. » – Les Inrocks

– « Ostermeier respecte scrupuleusement la chronologie du film de Fassbinder, son balancement entre destruction et reconstruction. » – Libération

 

3. Reprise du Bourgeois Gentilhomme de Denis Podalydès aux Bouffes du Nord :

– « Après l’Opéra de Versailles en avril dernier, reprise estivale et parisienne de la mise en scène de Denis Podalydès aux Bouffes du Nord. » – La Terrasse

– « Denis Podalydès excelle dans le rôle de celui qui rend à cette pièce ce qu’elle était à sa création : une comédie-ballet. » – Sortir à Paris

– « La distribution est de belle étoffe et si l’on en croit les notes du programme, Denis Podalydès a puisé dans des bassins divers avec beaucoup de sagacité. » – Le Figaro

 

4. Zoom sur le 66ème Festival d’Anjou et sur Viva Cité :

– « Le Festival d’Anjou débute lundi soir par la création de son directeur artistique, « Paris Broadway », au château du Plessis-Macé. Le premier jour d’une quinzaine éclectique et qualitative. » – Angers Mag

– « Petit frère du festival, le Concours des Compagnies a bien grandi depuis sa création en 2005. » – Angers Mag

– « Pour sa dernière, le directeur historique de Viva Cité, Daniel Andrieu, revient sur l’histoire et l’actualité du festival des arts dela rue qui a lieu le week-end prochain à Sotteville-lès-Rouen. » – Normandie Actu

« 90 000 personnes sont attendues durant ces trois jours, qui constituent l’un des plus grands festivals du genre en Europe. » – Normandie Actu