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Revue de presse du 24 février : Couple, Une trop bruyante solitude, Dialogues d’exilés et Encore une histoire d’amour

 

 

1. Une histoire de couple ordinaire, c’est au Rond-Point et cela s’appelle tout simplement Couple  :

– « Gilles Gaston-Dreyfus met en scène une grinçante relation sentimentale qu’il interprète avec Anne Benoît. » – Libération

– « Aucun réalisme dans cette scène de la vie conjugale, mais le plaisir de l’absurde exacerbé. » – Elle

– « Un vieux couple de cinquantenaires, a priori plutôt ennuyeux, mais qui transporte le spectateur aux confins de la banalité la plus absurde, ou de l’absurde le plus banal. » – RFI

– « Dans un décor minimaliste de Nicolas Sire, salon aux murs gris béton et canapé jaune, deux officiants de poids : Anne Benoît, ogresse aux trémolos qui n’est jamais aussi juste que dans les éclats, et Gilles Gaston-Dreyfus dont l’affuté humour pince-sans-rire fait merveille. » – Froggy’s Delight

– « Gille Gaston-Dreyfus a-t-il trouvé en elle son alter ego sur les planches ? A voir la façon dont le couple se houspille dans la pièce Couple, on jurerait que oui. » – France Culture

– « Difficile de pas tomber amoureux d’Anne Benoît et de sa voix, qui représente à elle seule un délice pour l’ouïe. » – Les 5 pièces

– « Théâtre dans le théâtre, apartés, répétitions : l’auteur-acteur ose bien des formes et des styles pour nous dire avec un humour cannibale sa haine du vivre ensemble. » – Telerama

 

 

2. Puissance et plaisir de la littérature contre la barbarie avec Une trop bruyante solitude mise en scène par Laurent Fréchuret au Théâtre de Belleville :

– « D’abord diffusé clandestinement à Prague en 1976, Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal dénonce les normes totalitaires avec un sens aigu du grotesque et de la dérision. » – La Terrasse

– « Thierry Gibault adopte un jeu volontairement figé sur sa palette de bois d’où cet ouvrier amoureux de son petit métier se raconte comme écrasé par son destin. » – Artistik Rezo

– « A un moment où, bouleversée par l’irruption de la violence sur le sol national et par la dérive droitière du gouvernement, la scène française commence à interroger la possibilité d’un retour à un théâtre politique, cette adaptation d’Une trop bruyante solitude par Laurent Fréchuret ébranle. » – Time Out

– « Il serait dommage de ne pas se laisser emmener dans ce voyage, qui va bien au-delà, évidemment, de l’Histoire et de la politique : un spectacle qui nous parle de résistance… et de vie. » – Reg’Arts

– « Il est rare de se confronter à un texte qui aborde tous les grands thèmes traités à la fois dans l’art et la littérature. » – Les 5 pièces

 

 

3. Au Lucernaire, Olivier Mellor et sa Compagnie du Berger proposent un intelligent voyage sur la route des Dialogues d’exilés de Bertolt Brecht :

– « La pièce est l’une des moins connues de Bertolt Brecht, qui l’a écrite pendant son exil américain, après avoir été obligé de fuir le nazisme. »  – Marianne

– « Si l’on rit et se réjouit dans ces Dialogues du buffet de la gare, on n’en sort pas indemne pour autant. Le veau d’or est toujours debout, et la bête immonde aussi. » – L’Humanité

– « Sur scène ils sont donc trois musiciens, Séverin Jeanniard à la contrebasse, Romain Dubuis au piano et Cyril Schmidt aux percussions et guitare, et deux comédiens à faire swinguer le texte de Brecht et les chansons de Kurt Weill, Jean Yanne ou encore Léo Ferré, dans une complicité gouailleuse, rafraîchissante qui mêle l’absurde à l’autodérision. » – Froggy’s Delight

– « Le plaisir avec lequel la petite troupe s’anime sur scène tient pour beaucoup à la force du texteLa parole brechtienne est pleine de justesse et de subtilité. » – Toute la Culture

– « Tout l’humour de Brecht fait ici des flammes. Toute son analyse aussi. » – Reg’Arts

 

 

4. Ladislas Chollat met en scène Encore une histoire d’amour au Studio des Champs-Elysées, avec Elodie Navarre et Thierry Godard :

– « Cette pièce de Tom Kempinski adapté en français par Jean-Claude Grumberg (L’Atelier, Rêver peut-être, Moi, je crois pas !), c’est beaucoup plus que la confrontation de deux solitudes, c’est la naissance d’un amour, le regard que l’on peut porter sur les différences, les valises que chacun porte en soi… » – Marie-France

– « En écrivant cette pièce, Tom Kempinski, devenu obèse et agoraphobe après le succès de Duo pour violon seul, évoquait ses propres difficultés. » – Le JDD

– « Thierry Godard surjoue, Elodie Navarre est attachante. L’astuce scénographique pour marquer la distance des deux lieux est efficace mais d’une esthétique peu convaincante. » – Telerama

– « Un dispositif ingénieux permet de voir les deux appartements, l’un à Londres l’autre à New-York, les deux comédiens jouant chacun chez soi et faisant parfois irruption chez l’autre sans pour autant que cela soit perturbant. » – Reg’Arts

– Interview de Ladislas Chollat pour Europe 1

 

 

Revue du presse du 10 février 2016 : Les derniers jours de l’humanité, Revenez demain et La Nuit des Rois

 

1. Au Vieux-Colombier, David Lescot propose une mise en scène de la pièce de Karl Krauss, Les derniers jours de l’humanité :

– « David Lescot, qui aime croiser les genres, a réalisé un spectacle en forme de caf’ donc  associant texte, dialogues, chansons et images d’archives. » – Le JDD

– « Deux heures denses, intenses, ramenant, par l’effet d’un montage extraordinairement tricoté, à l’essence de l’œuvre. » – La Croix

– « Ça tient du cabaret et du music-hall. C’est burlesque et pathétique à la fois. Magnifique. » – Telerama

– « Sylvia Bergé, Bruno Raffaelli et Pauline Clément (nouvelle pensionnaire du Français) en plus de jouer différents personnages, chantent avec talent aux côtés de Denis Podalydès. » – France TV Info

– « Trop d’images d’archives, une gestuelle de café-concert un brin stéréotypée à la longue, un rythme un peu lâche… le spectacle ne décolle pas. » – Les Echos

– « Une allégresse et un humour indéniables s’offrent aux spectateurs mais tout semble complaisant, peu inventif, moins incisif encore. » – Toute la Culture

– Interview de David Lescot et Denis Podalydès pour Le Monde

 

2. Au Rond-Point, Laurent Fréchuret explore les relations de couple dans Revenez demain :

– « Sous la direction de Laurent Fréchuret, Marianne Basler et Gilles Cohen investissent les mystères de la liberté individuelle quand on est deux. » – La Terrasse

– « Laurent Fréchuret trace les grandes lignes de failles, laisse flotter au milieu du plateau une frontière invisible, codifie le face à face, installe chacun dans son rôle social et sexuel. » – Un fauteuil pour l’orchestre

– « La mise en scène de Laurent Fréchuret est précise. Marianne Basler suit le fil avec brio, entre fragilité et force. » – Telerama

– « Par une voie très intellectualisée, Blandine Costaz réussit à démontrer que dans ce duel inégal, Marianne Basler joue sa peau à pile et face. » – Froggy’s Delight

– « Leur jeu est remarquable et s’inscrit dans une partition aussi subtile qu’insolite, que la mise en scène de Laurent Fréchuret sert avec vigueur. » – Reg’Arts

 

3. Après le Théâtre des Quartiers d’Ivry la saison dernière, c’est à présent à La Tempête que Clément Poirée fait résonner les accents burlesques de sa mise en scène de La Nuit des Rois :

– « Formé à l’école de la Tempête et de Philippe Adrien, Clément Poirée réussit le parfait dosage entre humour et poésie, pour raconter cette histoire d’amours folles et de travestissements dans le pays imaginaire d’Illyrie. » – Les Echos

– « Les interprètes (pour beaucoup excellents) n’ont rien à se reprocher. Sans leur efficacité comique, sans leur indéniable générosité, cette Nuit des Rois se révèlerait sans doute indigeste. » – La Terrasse

– « Musique et sons, verbe et notes règnent étrangement dans cette tragi-comédie où Clément Poirée multiplie aussi les clins d’oeil potaches. » – Telerama

– « L’univers déployé ici par le metteur en scène s’inspire du 7ème art du début du XXème siècle. Les scènes sont construites comme des courts-métrages, certaines dignes des Marx Brothers, d’autres de Laurel et Hardy. » – Reg’Arts

 

Revue de presse du 23 décembre 2015 : Madame Bovary, Singin’ in the rain et Bigre

 

1. Au Poche-Montparnasse, une version originale et très réussie de Madame Bovary :

– « Gilles-Vincent Kapps et Sandrine Molaro signent une mise en scène volontiers blagueuse qui n’étouffe ni l’émotion, ni les larmes, ni la cruauté. » – Le Figaro

– « La pièce, très drôle, est une réécriture magnifique et contemporaine du roman de Flaubert, une révision non de l’intrigue, non des conflits psychiques, mais du contextuel. » – Toute la Culture

– « Portés par la mise en scène dynamique de Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps, qui interprètent respectivement les rôles d’Emma et de son amant Rodolphe Boulanger, les acteurs ont toute latitude de développer leur jeu. »  – Froggy’s Delight

– « Sandrine Molaro, dans sa composition d’Emma, fait le choix d’une interprétation habitée, hystérique, zulawskienne. À ses côtés, les trois autres déploient un jeu plus sobre, presque désincarné, extrêmement précis. »  – Les trois coups

 

 

2. Pour les fêtes de fin d’année, le Théâtre du Châtelet prend des airs de Broadway avec la formidable reprise de Singin’ in the Rain :

– « Robert Carsen réussit une mise en scène très élégante, joue à la perfection de la rapidité entre les scènes, distille un sens du rêve qui ne tient qu’à lui, aidé par une équipe formidable. » – Le Point

– « Un véritable tour de force du metteur en scène qui parvient au théâtre à rendre le solo mouillé de Don Lockwood (Gene Kelly/Dan Burton) à la fois poétique et spectaculaire. » – Time Out

– « Le metteur en scène d’opéra nous offre une mise en abîme cinématographique de la comédie musicale de Stanley Donen et Gene Kelly.«  – Les Echos

– « Les 31 interprètes sur scène -des Britanniques- jouent, chantent, et dansent les claquettes avec virtuosité. »  – BFMTV

– « On ne s’étonnera donc pas que le public fasse un triomphe à cette production et qu’elle aussi soit demandée à New York. » – L’Obs

 

 

3. Pour rire, on va voir Bigre au Rond-Point, petit bijou absurde et surréaliste :

– « Au Rond-Point, Pierre Guillois, Agathe L’Huillier, Olivier Martin-Salvan ont imaginé un mélo burlesque irrésistible. » – Le Figaro

– « Sur la scène du Rond-Point, Bigre, spectacle muet, épingle la vie urbaine en plein dérapage sur un mode burlesque. » – L’Express

– « Entre tableaux, récit et portraits, ce spectacle doux-amer aux belles images superpose la vie et l’absurde, le bête, le méchant et le poétique. Et offre un moment accessible et intelligent, de clown et de cinéma. » – Un fauteuil pour l’orchestre

– « Pas un mot ne sera dit, mais les catastrophes vont s’enchaîner allègrement entre le geek, le bordélique et l’apprentie en médecines plus ou moins douces. »  – Les Inrocks

– « Virtuose du burlesque, Pierre Guillois est bel et bien l’héritier de Jacques Tati et de Jérôme Deschamps. »  – Telerama

 

Revue de presse du 9 décembre 2015 : l’Orestie, En attendant Godot, la Cerisaie et le méridien

 

1. Vingt ans après, Roméo Castellucci remonte son Orestie et divise la critique :

– « Reprise troublante d’un spectacle créé il y a vingt ans. Comme un vieux pull que l’on retrouve dans une armoire : il a beau être un peu usé aux coudes, on l’aime encore. » – Blog Mediapart

– « Choc des images, qui depuis ont été beaucoup imitées, et des sons. » – Le Monde

– « Dans ce magma théâtral, il y a certes des éclairs de grâce, des coups d’audace (Agamemnon réincarné en bouc sanglant), mais l’abus d’effets racoleurs et de pathos, le trash convenu, le rythme mal maîtrisé rendent l’ensemble indigeste. » – Les Echos

– « Un délire orgiaque charrie les effluves d’un monde en décomposition, avec des scènes sidérantes de force auxquelles succèdent de (longs) moments d’errance qui pousseraient à l’assoupissement si le spectacle n’était aussi bruyant. » – Marianne

 

2. En cette fin d’année, la tournée de la pièce de Jean-Pierre Vincent En attendant Godot passe par les Bouffes du Nord :

– « La mise en scène de Jean-Pierre Vincent donne à voir et à entendre la pièce sous un prisme nouveau qui s’impose et éclate d’évidence. » – Le JDD

– « Le Godot idéal pour découvrir la pièce ou la redécouvrir – pour entendre la moindre nuance de ce que nous dit Beckett, qui non seulement n’a pas vieilli, mais prend un sens tout à fait particulier aujourd’hui. » – Le Monde

– « En allant chercher du côté des clowns tristes que sont Laurel et Hardy et parfois Buster Keaton, la mise en scène de Jean-Pierre Vincent offre un moment de pur plaisir. » – L’Express

– « Jean-Pierre Vincent livre un Godot fait de silences et de rires. » – France TV Info

 

3. Au Théâtre de la Colline, le fameux collectif belge tg Stan s’attaque à La Cerisaie de Tchekhov :

– « La langue de Tchekhov passée à la moulinette du bien entendre par tous, ponctuée de blagues et d’apartés, de clins d’œil rieurs et de petites crises d’hystérie attractives devient, par l’art consommé du nivellement, d’une confondante et grossière quotidienneté. » – Les Inrocks

– « S’il fallait qualifier d’un mot « La Cerisaie » proposée par les tg STAN, le mot choisi serait limpidité. » – Froggy’s Delight

– « La force de ce théâtre-là est d’éloigner cette pièce monstre de Tchekhov de son habituelle pesanteur mélancolique. » – Telerama

– « Un théâtre qui s’envisage comme « une invitation au dialogue » plutôt que comme la conception d’un produit achevé. » – La Terrasse

 

4. Au Rond-Point, Nicolas Bouchaud joue seul sur scène Le méridien de Paul Celan, et c’est une performance :

– « Le Méridien, spectacle vraiment bouleversant par ailleurs, est le troisième solo que l’acteur Nicolas Bouchaud crée avec le metteur en scène Eric Didry, après La Loi du marcheur et Un métier idéal. » – Le Monde

– « Bouchaud, c’est Brel chantant sur scène et donnant tout. La poésie le possède. Il a une ­confiance absolue dans le verbe. » – Les Echos

– « Magie du théâtre, Nicolas Bouchaud fait de la pensée, un personnage, il trace à la craie sur le sol une carte du raisonnement de Paul Celan. » – France Info

– « On voudrait retenir chaque phrase, s’arrêter sur chaque fragment, en interroger le sens profond.«  – L’Humanité

– « Qui dit le texte, qui voit-on sur scène ? Celan ressuscité, Bouchaud lui-même, l’acteur, le poète ? Tous ceux-là et, en même temps, aucun d’entre eux seulement. » – La Terrasse

Revue de presse du 2 décembre 2015 : Les Rustres, Les glaciers grondants, Un fils de notre temps et C’est la vie

 

1. Au Théâtre du Vieux-Colombier, il semble que l’on rie beaucoup en compagnie des Rustres de Goldoni :

– « Une comédie sur l’opposition des sexes et des générations, mais également une réflexion sur la peur du changement. » – France TV Info

– « On ne dira jamais assez l’excellence de la troupe de la Comédie-Française et la nouvelle recrue Rebecca Marder, qu’Eric Ruf a engagée sans hésitation après audition, a prouvé qu’elle était digne de la maison. » – Le Point

– « Entre principe de réalité et rêves, on aura passé deux heures à rire. » – Toute la Culture

– « Tout comme Goldoni se différenciait de la commedia dell’arte par le respect de l’écrit, le metteur en scène s’empare de la pièce sans la caricaturer ni lui surajouter d’effets scéniques. » – Artistik Rezo

– « Jean-Louis Benoit joue habilement sur trois fronts : la farce tendance commedia dell’arte (la folle course-poursuite dans la maison de Lunardo avec les cloisons qui vacillent est un must) ; la bataille entre les sexes (une joute acharnée) ; et la critique sociale (mordante). » – Les Echos

 

2. Quelques jours après l’ouverture de la COP 21, David Lescot présente sa nouvelle création au Théâtre des Abbesses, Les glaciers grondants :

– « Pour incarner le climat, le metteur en scène a choisi des éléments «déchaînés» : acteurs, danseurs, musiciens, acrobates, prêts à faire tomber la foudre, à créer un art des catastrophes, des précipitations et des embellies. » – Le Parisien

– « Ces glaciers grondants déploient une large palette de panoramas sans vraiment réussir à faire œuvre. » – La Terrasse

– « Dans les faits, pas moins de deux années d’enquête ont été nécessaires pour écrire la pièce. » – Sciences et Avenir

– Interview de David Lescot pour France Inter

 

3. Au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, reprise d’Un fils de notre temps, l’adaptation par Jean Bellorini du dernier roman d’Odön von Horvath :

– « Du roman d’origine contant la courte carrière d’un jeune soldat du Reich avant la guerre, le metteur en scène Jean Bellorini a fait un chant choral à quatre voix. » – Telerama

– « Les images que parvient à faire naître ce spectacle à l’impeccable économie scénique et à la beauté sidérante sont poignantes et cruelles, poétiques et délirantes, drôles et bouleversantes. » – La Terrasse

– « On retrouve, ici, tout l’art du théâtre de Jean Bellorini : direct et populaire, tissé d’émotion et d’intelligence, pour frapper au cœur, cogner au ventre. » – La Croix

– « Tour à tour chœur ou orchestre – violon, trompette, claviers et guitare sont présents sur la scène –, le quatuor déploie dans une commune respiration la diversité des résonances personnelles que le propos suscite et, par là, en révèle l’universalité. » – France Culture

– Interview de Jean Bellorini pour La Terrasse

 

4. La nouvelle performance de Jean-Quentin Châtelain, c’est au Rond-Point dans C’est la vie :

– « Si vous êtes prêt à vous lancer dans le voyage d’une vie, une vie pour le moins originale et fantasque, pleine de « bruit et de fureur » mais au final apaisée, venez applaudir Jean-Quentin Châtelain et ses deux musiciens. Le spectacle vaut le détour. » – Reg’Arts

– « L’existence d’un auteur libre, entier, dont la voix sans concession est à la démesure du comédien monumental qu’est Jean-Quentin Châtelain. » – La Terrasse

– « Grégory Dargent et Claude Gomez dispensent de manière quasi ininterrompue une composition musicale non seulement très largement datée, et dont l’adéquation avec le propos laisse sceptique, mais, en sus, d’une intensité sonore assourdissante. » – Froggy’s Delight

– « Il y a une beauté de la mémoire, une pureté de la forme. Très pure aussi, la mise en scène, précise, musicale et discrète. » – Le blog du Figaro

– Interview de Jean-Quentin Châtelain pour Les Trois Coups

Revue de presse du 25 novembre 2015 : Eugénie, Madame, A ce projet personne ne s’opposait et Au nom du père et du fils et de JM Weston

 

1. Après le succès d’Amédée, le talentueux Côme de Bellescize débarque au Rond-Point avec son nouveau spectacle, Eugénie :

– « Comme dans sa précédente pièce, Côme de Bellescize met au jour les impensés d’une société axée sur la rentabilité et la performance, qui ne sait plus faire de place à la grande vulnérabilité. » – La Croix

– « Côme de Bellescize a l’art de mêler le sérieux du propos et le burlesque déjanté. Les scènes sont dignes des Marx Brothers à l’hôpital. » – Marianne

– « Drôle, poignante, insupportable parfois – quand on en vient au paroxysme des débats et de la douleur – mais toujours finement interprétée, Eugénie évacue la langue de bois et la bien-pensance avec un courage salvateur et une justesse remarquable. » – La Terrasse

– « Abordant un thème sociétal majeur, Eugénie ne ménage pas son spectateur. » – Froggy’s Delight

– « Pour traduire la perte de repères, Côme de Bellescize convoque tous les genres : farcesque, pour faire rire de sa vaine tentative de procréer ; épique pour aider à comprendre le parcours de combattant des gens recourant à la fécondation in vitro ; fantastique, pour représenter bébés fantomatiques et fantasmés ; tragique, pour nous émouvoir de ce drame. » – Les Trois Coups

 

2. Au Théâtre de l’Oeuvre, Catherine Jacob interprète Madame, une pièce écrite et mise en scène par Rémi de Vos :

– « La comédienne incarne une mère maquerelle dans Madame. Elle est épatante dans ce texte argotique. » – Le Parisien

– « Catherine Jacob s’amuse avec un plaisir évident à goûter chacun des mots que lui offre Rémi De Vos. » – La Terrasse

– « Dirigée par l’auteur, Catherine Jacob prend à bras-le-corps ce personnage de femme qui est moins une rebelle frondeuse qu’une femme lucide face au principe de réalité qu’elle accepte avec une résignation. » – Froggy’s Delight

– « C’est à la fois Gabin et Arletty, Audiard et Ventura. Une actrice qui sait tout faire passer, sans avoir l’air d’y toucher. » – Paris Match

– Interview de Catherine Jacob pour France Inter

 

3. Le Théâtre de la Colline présente A ce projet personne ne s’opposait – comédie dramatique d’après une oeuvre d’Eschyle :

– « Toujours séduisant et déroutant, la compagnie Théâtre à cru explore la possibilité d’inventer un nouveau modèle de société. Au croisement du politique et de l’écologique. » – La Terrasse

– « Un spectacle pour les amateurs d’art conceptuel dans lequel l’idée et/ou l’argument prévaut sur la matérialisation artistique.«  – Froggy’s Delight

– « Les cinq comédiens se jettent à fond dans la bataille philosophique, avec une justesse sans faille et un humour décalé de bon aloi. » – Les Echos

– « A ce projet personne ne s’opposait a sans aucun doute un côté bancal voire complètement foutriquet qui peut et a, le soir où nous assistions à la représentation, déconcerté les spectateurs. » – Toute la culture

 

4. Au Tarmac, Julien Mabiala Bissila raconte l’après-guerre civile au Congo dans Au nom du père et du fils et de JM Weston :

– « Julien Mabiala Bissila, jeune artiste congolais au talent protéiforme, est l’auteur d’un texte incongru, poétique et humoristique sur la guerre et les massacres. » – La Terrasse

– « Il y a une puissante propension à l’absurde, proche du théâtre de Beckett, dans l’écriture de ce jeune auteur congolais, également acteur et metteur en scène d’un spectacle en forme de quête théâtrale qui se joue sous nos yeux.«  – Les Inrocks

– « Métaphore de l’errance, portée par la langue riche et provocatrice de Julien Mabiala Bissila et le jeu fort des trois comédiens, Julien Mabiala Bissila, Marcel Mankita, Criss Niangouna, Au nom du père, du fils et de JM Weston raconte un Congo haut en couleurs. » – Toute la culture

– « Infiniment sensible et pétillante de vie, la pièce de Julien Mabiala Bissila résonne avec puissance dans la période que nous vivons. » – Les Trois Coups

– Interview de Julien Mabiala Bissila pour RFI

Revue de presse du 18 novembre 2015 : Idem, Trissotin ou les femmes savantes, Bella Figura et La Beauté recherche et développement

 

1. Au Théâtre de la Tempête, la Compagnie des Sans Cou d’Igor Mendjisky présente sa nouvelle création, Idem :

– « Au terme de trois heures de spectacle menées tambour battant, on aura traversé, au gré des hauts et des bas du questionnement essentiel des personnages, des ambiances de thriller ou de polar, de conte philosophique et de huis clos psychologique, de quête épique et de course-poursuite burlesque. » – Les Trois Coups

– « Mis en scène par Igor Mendjisky, le spectacle fait montre d’une idée à la minute, avec une utilisation astucieuse de l’espace. » Toute la Culture

– « L’émotion irradie du jeu, le geste est sûr et tous les comédiens d’Idem font preuve d’un talent éblouissant. » – La Terrasse

– « Difficile de ne pas se sentir concerné par l’histoire d’Idem, par l’urgence de son texte, par sa triste référence à l’actualité. » – Time Out

 

2. Trissotin ou les femmes savantes, le spectacle de Macha Makaïeff arrive en tournée au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis :

« Macha Makeïeff a fait un sort aux Femmes savantes de Molière en transposant la pièce de 1672 dans l’effervescence des années 1970 – et le résultat est probant. » – Les Echos

« Soutenue par une distribution impeccable, Macha Makeïeff fait entendre avec un éclat renouvelé le combat émancipateur des femmes savantes. » – La Terrasse

« C’est intelligent et réussi. Avec une époustouflante Marie-Armelle Deguy (Philaminte), la troupe joue la sophistication et le défi. » – Telerama

– « Ces Femmes savantes sont une comédie brillante et enlevée dont la mécanique ferait presque parfois penser à du Feydeau. » – Les Trois Coups   

– Interview de Macha Makaïeff pour France Inter

 

3. Répondant à une commande de Thomas Ostermeier, Yasmina Reza a écrit Bella Figura. Créée en septembre dernier à la Schaubühne de Berlin, la pièce débarque au Théâtre des Gémeaux de Sceaux :

– « Une partition qui creuse – en révélant un canevas théâtral plus large, plus profond que les dernières pièces de Yasmina Reza – les problématiques du couple, de l’amitié, de la vieillesse. » – La Terrasse

– « C’est souvent drôle, toujours cruel. Personne n’en sort indemne. » – Le Monde

– « Le théâtre de Yasmina Reza est tout en dialogues mordants, sans gras. Les personnages sont souvent au bord de la crise de nerfs, comme Andrea dans Bella Figura. » – TV5 Monde

– « Yasmina Reza fait tourner en rond ses personnages dans les zones commerciales, comme dans un carrousel cruel. » – Libération

– « On est dans le divertissement pascalien, tout au long de Bella Figura, car on est dans le désordre des choses : ça s’engueule, ça s’amuse, ça s’énerve avec des moments furtifs de compréhension intime. » – Le JDD

 

4. Reprise de La Beauté recherche et développement au Théâtre du Rond-Point :

– « La Beauté, recherche et développements fait partie de ces spectacles inclassables, délicieusement déjantés, sans pour autant manquer de fond, innovants et détonnants au milieu de la programmation plus classique. » – Froggy’s Delight

– « Deux guides-conférencières B.C.B.G. entraînent le public dans un périple qui doit leur permettre d’appréhender la beauté. » – Les Trois Coups

– « Malgré la loufoquerie constante, ‘La Beauté, recherche et développement’ touche souvent juste, notamment grâce à ses deux comédiennes – Florence Muller, co-auteur avec Eric Verdin et Lila Redouane – assez exceptionnelles. » – Time Out

– « Parfois, l’émotion pointe le bout de son nez comme dans cette très belle scène d’amour filiale qui nous ferait monter les larmes aux yeux si, pfft, rapidement elles ne la chassaient par une pitrerie. » – Reg’Arts

 

Revue de presse du 21 octobre 2015 : Ce que le jazz fait à ma jambe, le poisson belge, Onomatopée et l’Avare

 

1. Jacques Gamblin fait swinguer le Théâtre du Rond-Point avec « Ce que le jazz fait à ma djambe! » :

– « Ce n’est pas un concert, ce n’est pas une pièce, ce n’est pas un seul en scène. C’est un peu les trois à la fois.« – France Info

– « Spécialiste des seuls en scène insolites (Entre courir et voler il n’y a qu’un pas papaTout est normal mon cœur scintille), Gamblin invite la musique sur scène et inscrit son texte sur des sons de blues, de groove, de punk.« – Le JDD

– « A remarquer parmi les sources littéraires du duo, des propos signés Herbie Hancock en personne. » – La Terrasse

– « Comédien incomparable et décidément inclassable, Jacques Gamblin se prête volontiers à toutes les expériences scéniques, partageant l’affiche avec le danseur Bastien Lefèvre ou le pianiste Laurent de Wilde.« – Telerama

 

2. Au Théâtre de la Pépinière, Léonore Confino offre à Marc Lavoine son premier rôle sur scène avec « le poisson belge » :

– « Si le thème de la rencontre improbable n’a rien d’original, son traitement par Léonore Confino déroute tout autant qu’il séduit.« – Froggy’s Delight

– « Littéralement, la rencontre accidentelle d’un travesti et d’une jeune orpheline, l’union inattendue de ces deux solitudes torturées devenant synonyme de force d’entraide » – Telerama

– « Dans la dernière pièce de Léonore Confino, Marc Lavoine fait des débuts sur scène très convaincants, et prometteurs.« – Le JDD

 

3. Dans le cadre du Festival d’Automne, quatre compagnies de Belgique et de Hollande, dont les fameux tg Stan, reprennent « Onomatopée » au Théâtre de la Bastille :

– « Fruit d’une  collaboration des compagnies flamandes et néerlandaises tg STAN, De Koe, Dood Paard et Maatschappij Discordia, Onomatopée a été créé en 2007 et débarque aujourd’hui en France. » – La Terrasse

– « Issus de compagnies flamandes et néerlandaises, cinq trublions en équilibre instable affrontent le public presque sans filet.« – Libération

– « De sujet il n’y a point, dans ce spectacle qui fait de la scène un champ d’action (ou plutôt de non-action) dadaïste.« – Le Monde

– « Un beau ratage, à l’opposé de leur fameux succès, My Dinner With André,qui mit autrefois (en 2005 et en 2014) les salles en transe !« – Telerama

 

4. Jacques Weber revisite « l’Avare » de Molière au Théâtre Dejazet :

– « Disons-le, le chef-d’oeuvre possède une telle puissance qu’il se développe de lui-même et que la mise en scène, si elle est conduite sans arrogance, ne peut que réussir. » – Blog.Le Figaro

– « Jacques Weber, comédien astral, mis en scène par Jean-Louis Martinell, joue ce rôle à la manière d’un Raimu : il aspire, dévore, concasse, renvoie dans un trou noir.« – Froggy’s Delight

– « On pensait naïvement que « l’Avare » était une comédie. Le metteur en scène Jean-Louis Martinelli voit plutôt dans ce classique de Molière un drame.« – Le Parisien

Interview de Jacques Weber pour le JDD

Les Sonnets de Shakespeare, le Roi Lear et Ciel mon placard!

Revue de presse du 30 septembre 2015

 

 

1. Les Sonnets de Shakespeare, version rock au Théâtre de la Bastille :

– « Au menu de ce voyage lyrique et théâtral, une vingtaine de sonnets-chansons (adaptés par Pascal Collin) qui épousent tous les genres.« – Les Echos

– « La Krief, qui est une des actrices les plus singulières et inventives de notre paysage théâtral, a rencontré les Sonnets de Shakespeare en 1999. » – Le Monde

– « Norah Krief y propose une version rock de Shakespeare en chantant certains de ses Sonnets. Gonflé.« – Marianne

– « Petit OTNI (Objet Théâtral Non Identifié) musical de cette rentrée conçu par Richard Brunel et Frédéric Fresson, « Les Sonnets de Shakespeare« , à mi-chemin entre le concert théâtralisé et le spectacle chanté, déroutent tout autant qu’il séduisent.« – Froggy’s Delight

– « Entretien avec Nora Krief.« – Un fauteuil pour l’orchestre

 

2. Michel Aumont époustouflant Roi Lear au Théâtre de la Madeleine :

– « Michel Aumont rayonne en roi brisé, dont l’arrogance folle se meut en folie douce.« – Les Echos

– « Après Le Roi Lear vu par Olivier Py, voilà la vision de Jean-Luc Revol : Lear est un nabab du cinéma qui, en 1929, renonce à son empire et le transmet à ses filles. » – Théâtral Magazine

– « Et puis il y a la très belle composition de Michel Aumont, qui file doucement vers la sénilité.« – Scene Web

– « Michel Aumont est toujours aussi charismatique. On sent sa passion intacte, lui pour qui le théâtre est le seul endroit où on se sent légitime, où on a l’impression d’exister.« – Les Trois Coups

– « Cette adaptation très réussie fait entendre la tragédie dans toute son acuité et frappe d’abord par l’équilibre remarquablement cohérent des relations.« – La Terrasse

 

3. Reprise au Théâtre du Rond-Point de Ciel mon placard!:

– « Nicole Genovese procède dans cet opus qu’elle qualifie d' »ignominie culturelle » – attention humour à effet kiss kool – au dynamitage en règle du théâtre de boulevard dont elle connaît bien les codes et les thématiques.« – Froggy’s Delight

– « La pièce rend grâce aux genres de mauvaise réputation. Une machine à jouer efficace et ludique, bien servie par la jeune Nicole Genovese et ses camarades endiablés. » – France Inter

– « Pastiche irrévérencieux plus que ricanant, du boulevard abordé par un chemin de traverse, Ciel ! mon placard tient la route.« – Libération

– « Pastiche irrévérencieux plus que ricanant, du boulevard abordé par un chemin de traverse, Ciel ! mon placard tient la route.«  La Terrasse

– « Il y en a qui font des copies pirates, Nicole Genovese est une femme pirate qui fait de l’original à partir de copies« – Rue89-le blog

Démons au Théâtre du Rond-Point

Spectacle vu le 10 septembre 2015
Au Théâtre du Rond-Point jusqu’au 11 octobre 2015 à 21h

Une pièce de Lars Noren, mise en scène Marcial di FonzoBo

@ Tristan Jeanne-Valès

Rendez-vous manqué avec des Démons bien trop sages…

Lorsque les lumières se rallument et que les spectateurs entonnent une salve d’applaudissements tout juste polie, nos quatre amis semblent se demander ce qu’ils font là…
Ils ne sont pourtant pas novices, loin s’en faut! Tous quatre ont même un parcours impressionnant. Certes plus cinématographique que théâtral, mais qu’importe. Il me semble que l’on pouvait raisonnablement s’attendre à autre chose avec une telle affiche… Anaïs Dumoustier, Marina  Foïs, Romain Duris, et Gaspard Ulliel. Une distribution prometteuse pour une pièce d’auteur qui ne l’était pas moins. J’avais lu notamment que Lars Noren rapprochait son portrait de couple de la célèbre pièce d’Edward Albee « Qui a peur de Virginia Woolf? » – N’importe qui s’y serait laissé prendre, non?

Bref, tout cela m’avait réellement donné envie. Ma déception fut sans doute à la hauteur de l’attente créée par un tel « teaser »… Peut-être ai-je eu tort de me précipiter et de prendre des places pour la deuxième représentation. Les acteurs n’étaient sans doute pas encore rodés.
Quoiqu’il en soit, je n’ai absolument pas ressenti la violence, la cruauté, la passion, l’impudeur, l’érotisme que j’attendais. Rien de démoniaque dans ce spectacle. Là où j’espérais être transportée, bousculée, malmenée, dérangée, je me suis juste ennuyée.

Au final, je me suis demandée moi aussi, à l’instar  de ces grands comédiens, ce que je faisais là. D’où vient le malaise? Pourquoi, et comment ce rendez-vous manqué? Est-ce le texte qui est en cause? Pas si moderne et sulfureux que cela, ce texte de Lars Noren? Est-ce la mise en scène qui peine à nous surprendre? Marcial di Fonzo Bo s’est-il senti bridé? A-t-il eu du mal à passer de l’écran à la scène?
Une semaine plus tard, je n’ai toujours pas la réponse à ces questions…