La journée d'une rêveuse, Copi, Pierre Maillet, Marilu Marini, Pianopanier, Rond-Point

Revue de presse 10 mai : La journée d’une rêveuse, Après la répétition et « 31 »

 

 

La journée d'une rêveuse, Copi, Pierre Maillet, Marilu Marini, Pianopanier, Rond-Point

1. Pierre Maillet reprend au théâtre du Rond-Point La journée d’une rêveuse de Copi, l’histoire d’une femme totalement monopolisée par ses rêves :

– « L’actrice joue les clowns gais et tristes, vole sur la scène avec grâce comme ses personnages rêvés, transforme la mélancolie de Copi en un grand sourire argenté. Et lorsqu’elle se change derrière un rideau de fortune, l’exilée, « l’étrangère », n’hésite pas à brocarder le FN. Copi, c’est l’antithèse des valeurs d’extrême droite : un combat permanent contre les régimes autoritaires, contre les conventions, pour la liberté sexuelle et pour la liberté tout court. » Les Echos

« Il n’est pas un geste, un souffle, un regard, qui ne témoigne, en Marilù Marini, d’un savoir d’instinct porté par l’amour de l’être absolu de l’autre qu’elle joue. Rien de forcé, toutefois, dans son jeu. Tout semble couler de source dans son corps délié par la danse, si ardemment souple, sur son visage aux traits fins, infiniment mobile. » L’Humanité

« T – La rêveuse dont il est question est évidemment le double du chantre et trublion de la cause homosexuelle des années 1970, aristocratique touche-à-tout, dandy moqueur et carnassier. Le spectacle mêle ses textes – pas toujours bien choisis ou trop dilués ici –, raconte la dictature en Argentine comme l’exil en France. » – Telerama

« Alliant sens du burlesque et profondeur, Marilù Marini touche ici à ce qu’il y a de plus précieux dans l’univers de Copi : un rire franc et audacieux, à l’occasion irrévérencieux, qui transperce le réel pour dessiner le chemin d’un ailleurs poétique. Dans la mise en scène au millimètre de Pierre Maillet, cet ailleurs voit se déployer et grandir les accents d’une mélancolie très touchante. » La Terrasse

« Cette pièce étonnante est couplée avec d’autres dont le Río de la Plata, ce qui nous permet de rappeler ici que Copi était argentin, ce qui rime avec fantaisie débridée, mépris de la vraisemblance et goût pour le mauvais goût. Le montage de Pierre Maillet est étourdissant, joyeux, surréaliste, amusant, déjanté, un vrai feu d’artifice. Du pur Copi. » – Les trois coups

« Ce spectacle-hommage est dispensé par Marilú Marini, « comédienne-monstre », qui investit et incarne avec une férocité cannibale la rêveuse, femme seule dans sa grande maison avec ses arbres à melons et son jardin de cadavres. » – Froggy’sDelight

2. Au Studio des Champs-Elysées, la comédie musicale 31 mise en scène par Virginie Lemoine joue les prolongations :

« Stéphane Corbin, le compositeur des neuf chansons accompagne les comédiens au plateau dans une mise en scène tout en finesse de Virginie Lemoine et dans des décors de Grégoire Lemoine qui permettent en clin d’œil de changer d’époque grâce à quelques accessoires qui nous rappellent aussi comment la société a muté technologiquement en l’espace de vingt ans. On passe du téléphone portable à clapet, au bruit strident d’un modem au démarrage à la drague sur minitel : ce sont aussi nos années qui défilent sur scène. » SceneWeb

« On comprend que le studio des Champs-Élysées ne désemplisse pas, même en début de semaine, tant le moment est sympathique. C’est un spectacle de qualité comme on les aime, servi par quatre comédiens-chanteurs Carole Deffit, Valérie Zaccomer, Alexandre Faitrouni et Fabien Richard qui ont tous les quatre beaucoup de métier et de talent. » Le Figaro

« Un autre atout ce sont les chansons composées par Stéphane Corbin (présent pour accompagner les comédiens-chanteurs sur scène) qui livre quelques perles dont le puissant et déchirant « Sous quel arc-en-ciel » chanté par Valérie Zaccomer, justement sur les ravages des années sida. Les chansons ponctuent toutes avec grâce le passage à rebours des années. » Froggy’sDelight

« TTT -Un spectacle extrêmement rythmé et porté par des comédiens de talent campant des personnages plus attachants les uns que les autres. On rit, on s’émeut, et on rit encore. Bravo. » Telerama

« 31 ! est une histoire qui dure 20 ans. Le fil conducteur en est la date du 31 décembre avant les douze coups de minuit de chaque année entre 1979 et 1999 ». Il y a de l’agitation dans ce chœur de filles et garçons qui semblent évoluer dans une meute de non-dits. » Artistik Rezo

Après la répétition, Ingmar Bergman, Nicolas Liautard, La Tempête, Pianopanier

3. Après Scènes de la vie conjugale, Nicolas Liautard propose au Théâtre de la Tempête une adaptation scénique d’un autre film d’Ingmar Bergman, Après la répétition :

« Avec Liautard, l’enchâssement du lien comédienne-metteur en scène avec le lien amoureux signe une mise en scène efficace où on ne veut pas savoir où commence la scène et où commence la vie. Le temps semble comme bloqué par une intrication et des paroles polysémiques et des voix enregistrées. » Toute la Culture

« Nicolas Liautard poursuit ainsi son étude de l’intime, qui puiserait sa vérité dans l’expérience propre des interprètes : les personnages sous les personnes, et les personnes sous les personnages. Cette « confusion », ou indétermination, est à la fois un principe esthétique et la condition du plaisir pour un spectateur devenu témoin. » Sceneweb

« Nicolas Liautard (…) porte à la scène et interprète Henrik pour faire entendre avec ses deux partenaires, Sandy Boizard (Rakel) et Carole Maurice (Anna), ce texte magnifique. Sans effets spectaculaires, ni vidéos illustratives, mais en tendant un fil ténu entre la réalité de vie quotidienne, de l’amour et des sentiments, et de leurs frontières ou porosités dans la construction et l’accomplissement de la création théâtrale. » WebTheatre

« Ingmar Bergman est plus connu pour sa filmographie que comme dramaturge et metteur en scène. Le théâtre était pourtant sa première passion, et on l’en remercie, car on retrouve ici la réflexion de l’auteur sur la représentation et le va-et-vient entre personne et personnage (mais on nous épargne toute considération théorique, dieu merci ). Résultat : on est suspendu à leurs lèvres, dans un ici et maintenant d’une rare intensité. » – Les5pièces

« Sandy Boizard apporte à Rakel son talent, son humanité et sa présence qui dynamisent le plateau. En toute cohérence, Nicolas Liautard est un metteur en scène sobre et adéquat. Carole Maurice interprète Anna. Ingmar Bergman, qui fut autant sinon davantage metteur en scène de théâtre que cinéaste, confiait être lassé par la difficile quête que représente le théâtre, celle d’une interprétation et d’une illusion qui touchent à l’émotion ou la vérité. » La Terrasse

« Pour théâtraliser ce petit biodrame intervenant dans « la grande famille du théâtre », Nicolas Liautard a opté pour une mise en scène clivante en terme de registre, et quasiment sexuée, au demeurant cohérente au regard de la partition « sexiste » de Bergman affirmant la suprématie de l’homme et du metteur en scène. Distanciation pour lui, réalisme humoral pour elles. » – Froggy’sDelight

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