Orphée et Eurydice à bicyclette, la folle épopée de deux rêveurs

« Il ne faut pas croire exagérément au bonheur » Jean Anouilh, Eurydice. C’est peut-être ce qui a perdu Orphée en contemplant trop tôt son bonheur sur le chemin du retour des enfers.

La compagnie des Epis Noirs aime se confronter aux mythes. Cette fois-ci, Pierre Lericq revisite avec fantaisie et humour ce grand classique de la mythologie au travers de Bernard et Jeannine, deux artistes qui réinventent cette traversée des enfers. Cet intense périple se fait à vélo, en chansons, guitare à la main ou accordéon dans les bras. La course est sportive, les acteurs y sont débordant d’énergie et jonglent sur les mots qu’ils se lancent tantôt à la volée, tantôt par ricochet.

Saurez-vous vous laisser conquérir par le pouvoir de la poésie et du chant fantaisiste de Bernard et Jeannine ? Vous avez jusqu’au 10 février pour aller tenter l’aventure au théâtre du Lucernaire. A vos risques et périls, un voyage ne laisse que rarement indifférent.

Moralité : regarder devant, se réinventer, imaginer, courir souvent, aimer toujours et être joyeux, très joyeux.

Anne-Céline Trambouze

ORPHÉE ET EURYDICE À BICYCLETTE
Au Théâtre du Lucernaire jusqu’au 10 février
Mise en scène Manon Andersen
Avec Marie Réache et Pierre Lericq
crédit photo: Micky Clément

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