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Maligne : on a tous envie d’être la « Pénélope » de Noémie Caillault

Si Noémie Caillault n’a pas eu le choix de vivre avec le cancer, elle a eu celui d’en parler… Comme elle a bien fait!

Elle est virevoltante, spontanée, rieuse, enjouée, sautillante, tourbillonnante, « zébulonnante »!… Pleine de vie, quoi! C’est cela qui nous marque le plus lorsqu’on découvre Noémie Caillault sur la scène du Petit Saint-Martin. Débordante de vie. Après trois ans de combat contre cette maladie qui continue de faire peur. Cette maladie dont on se demande trop souvent – façon Stromae : « qui sera sa prochaine victime »? Aujourd’hui, nul ne peut affirmer qu’il n’est pas touché par le cancer. De près ou de loin, il résonne en nous. Comme dit Noémie, « il est devenu universel ».

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© Christopher Vootz

Face à l’universalité de ce mal du siècle, chacun réagit différemment. Noémie a choisi la scène comme ring de combat. Façon « stand-up », elle retrace les trois années qui viennent de s’écouler. Trois années de chimio, de peurs, de doutes, de bénéfices et d’effets secondaires, de phrases à la con… Elle raconte son parcours de combattante, ses échecs et ses victoires sur la maladie. Elle nous présente les nombreux protagonistes qui l’accompagnent dans cette bataille : les médecins pas toujours psychologues, les amis pas toujours bienveillants, les parents aux réactions souvent déconcertantes, les amoureux plus ou moins courageux…

Entendre parler de cette saleté de maladie pendant une heure trente : l’idée peut faire peur, j’en conviens. Mais Noémie l’aborde de telle sorte que l’on ne se sent à aucun moment dans la position du « spectateur-voyeur ». On est ému mais jamais mal à l’aise, on rit souvent, et surtout on s’attache à cette formidable comédienne qui est en train de naître sous nos yeux. Car le plus incroyable dans ce spectacle, c’est peut-être « la Noémie interprète ». Tellement jeune dans le métier qu’elle compte encore les jours de scène à son actif, à la manière des nouvelles mamans donnant l’âge de leur bébé. On a du mal à la croire, tellement elle est juste dans son jeu. Elle a appris très vite : sans doute l’un des « bénéfices secondaires » de sa maladie!

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Parmi toutes les nombreuses raisons d’aller découvrir Maligne, en voici au moins trois :

1 – La mise en scène ultra rythmée nous fait traverser trois ans de vie d’une malade, plusieurs dizaines d’hôpitaux, tout cela avec une chaise, deux tabourets et trois fauteuils…
2 – On a tous un frère, une mère, un oncle, un collègue, un ami, un enfant qui se bat contre le cancer. Noémie Caillault nous aide sans doute à mieux les comprendre.
3 – Personnellement, je suis sortie du Petit-Saint Martin avec le sentiment que moi aussi, j’avais un petit côté « Pénélope » – mais pour comprendre, il faut décidément aller voir le spectacle!

Maligne – Spectacle vu le 15 octobre 2015
Au Théâtre du Petit Saint-Martin jusqu’au 31 décembre 2015, les jeudi, vendredi et samedi  à 19h
Mise en scène Morgan Perez

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