Articles

Amok, Alexis Moncorgé Avignon 2018

L’amour Amok

Où il est question d’honneur, d’orgueil, d’amour à mort et… d’amok.

Voici un spectacle qui a déjà rencontré un énorme succès lors de sa création au Théâtre de Poche Montparnasse. Il s’agit de la toute première création de Chayle et Compagnie. Dès les premiers instants, on comprend pourquoi le bouche à oreille a fait un tel travail autour de cet Amok. Le matériau de départ n’est ni plus ni moins qu’une de ces nouvelles de Stefan Zweig dont on raffole. Amok ou le Fou de Malaisie, c’est l’histoire d’un médecin allemand parti pratiquer en Indonésie. C’est l’histoire de son amour obsessionnel pour une femme. Une passion tellement funeste que le narrateur la compare à l’amok, cet accès subit de violence meurtrière observé par de nombreux ethnologues, notamment en Malaisie. Adapter à la scène cette œuvre de Zweig constituait déjà une gageure. Décider d’en façonner un seul en scène était un pari plus risqué encore. Caroline Darnay et Alexis Moncorgé le relèvent avec brio.

 

Amok_1
©Christophe Brachet

Imposant, captivant, envoûtant, le comédien incarne avec entrain l’ensemble des protagonistes mais c’est indéniablement son personnage principal du jeune médecin fuyant la Malaisie qui nous émeut violemment. Lorsqu’il nous confie son lourd secret, lorsqu’il se dévoile, se met à nu, nous sommes conquis. Les yeux tantôt mouillés tantôt hargneux, la voix tantôt chancelante tantôt éclatante, il nous fait revivre son histoire d’amour enflammée. Peu à peu, l’air de rien, il nous entraîne dans sa chute, dans son plongeon à mort, dans son amok à lui.

Ce spectacle affiche souvent complet, il est donc préférable de réserver à l’avance car il serait dommage de passer à côté :

1 – On aime être aussi proche de ce comédien jusqu’ici méconnu : un moment rare et privilégie, pour lui comme pour nous.
2 – Stefan Zweig a souvent été mis à l’honneur sur les planches de théâtre, cette nouvelle sans doute moins connue rassemble tous ses thèmes de prédilection.
3 – La mise en scène au cordeau et les jeux de lumière pénétrants participent de la belle écoute qui règne dans la salle.

Amok, Alexis Moncorgé Avignon 2018

À l’affiche du Théâtre du Roi René du 6 au 29 juillet à 14h45
Mise en scène : Caroline Darnay
Avec Alexis Moncorgé

Alexis Moncorge portrait

Interview d’Alexis Moncorgé, Molière 2016 de la révélation masculine

Interview d‘Alexis Moncorgé, comédien – 30 mars 2016
Au sujet de son spectacle Amok à l’affiche du Théâtre de Poche-Montparnasse jusqu’au 22 mai 2016, puis à Avignon cet été

« J’ai besoin du public, le public est mon partenaire particulier et c’est un vrai bonheur… »

À ceux qui évoqueraient une ressemblance troublante entre ce talentueux comédien et l’une des plus célèbres « gueules » du cinéma français, on serait tenté de répondre : « rien de plus normal, Alexis Moncorgé est le petit-fils de Jean Gabin ». Tombé dans la marmite dès son plus jeune âge, il déclare avoir toujours voulu « faire l’acteur ». En attendant de le voir un jour sur grand écran, on peut déjà l’applaudir sur une scène de théâtre, grâce à un projet qu’il a apporté et porté lui-même. En effet, la tête sur les épaules, il a conscience que ce métier est compliqué. Qu’il faut « y aller », faire les choses soi-même ( « la flamme, la foi, l’envie, le talent ne suffisent pas »…). Grand fan de Zweig, il s’est donc lancé dans l’adaptation de l’une de ses nouvelles, « lui-même comme un amok ». Bien lui en a pris : le résultat est l’un des gros succès de la rentrée théâtrale de janvier.

Un comédien qui émerge, qui intéresse, qui a rencontré son public à Avignon, puis à Paris avant une tournée la saison prochaine. Du succès d’Amok à une nomination aux Molières, d’Avignon 2015 à Avignon 2016, de ses débuts sur les planches (La paix du ménage) à son projet de janvier 2017 (il jouera au Théâtre du Ranelagh dans L’Aigle à deux têtes mis en scène par son ami Issame Chayle), il y a fort à parier que l’on n’a pas fini d’entendre parler de lui. Aller plus loin, toujours plus loin : telle pourrait être sa devise. Aussi loin qu’il ira, nous serons sans doute de plus en plus nombreux à le suivre…

 

Amok

L’amour Amok

Amok – Spectacle vu le 22 mars 2016
A l’affiche du Théâtre de Poche-Montparnasse jusqu’au 22 mai 2016
De Stefan Zweig – Adaption Alexis Moncorgé
Mise en scène Caroline Darnay

Où il est question d’honneur, d’orgueil, d’amour à mort et… d’amok.

Paris bruisse du succès de ce seul en scène depuis quelques semaines. Il s’agit de la toute première création de Chayle et Compagnie. Dès les premiers instants, on comprend pourquoi le bouche à oreille a fait un tel travail autour de ce spectacle. Le matériau de départ n’est ni plus ni moins qu’une de ces nouvelles de Stefan Zweig dont on raffole. Amok ou le Fou de Malaisie, c’est l’histoire d’un médecin allemand parti pratiquer en Indonésie. C’est l’histoire de son amour obsessionnel pour une femme. Une passion tellement funeste que le narrateur la compare à l’amok, cet accès subit de violence meurtrière observé par de nombreux ethnologues, notamment en Malaisie. Adapter à la scène cette œuvre de Zweig constituait déjà une gageure. Décider d’en façonner un seul en scène était un pari plus risqué encore. Caroline Darnay et Alexis Moncorgé le relèvent avec brio.

 

Amok_1
©Christophe Brachet

Imposant, captivant, envoûtant, le comédien incarne avec entrain l’ensemble des protagonistes mais c’est indéniablement son personnage principal du jeune médecin fuyant la Malaisie qui nous émeut violemment. Lorsqu’il nous confie son lourd secret, lorsqu’il se dévoile, se met à nu, nous sommes conquis. Les yeux tantôt mouillés tantôt hargneux, la voix tantôt chancelante tantôt éclatante, il nous fait revivre son histoire d’amour enflammée. Peu à peu, l’air de rien, il nous entraîne dans sa chute, dans son plongeon à mort, dans son amok à lui.

Ce spectacle affiche souvent complet, il est donc préférable de réserver à l’avance car il serait dommage de passer à côté :

1 – On aime être aussi proche de ce comédien jusqu’ici méconnu : le « petit Poche » offre un moment rare et privilégie, pour lui comme pour nous.
2 – Stefan Zweig a souvent été mis à l’honneur sur les planches de théâtre, cette nouvelle sans doute moins connue rassemble tous ses thèmes de prédilection.
3 – La mise en scène au cordeau et les jeux de lumière pénétrants participent de la belle écoute qui règne dans la salle.

 

 

 

 

 

 

Revue de presse du 3 février 2016 : Roberto Zucco, la Cerisaie et Amok

 

 

1. La mise en scène de Roberto Zucco par Richard Brunel débarque au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis :

– « Pour le rôle titre du tueur en série à la beauté brûlante, le metteur en scène Richard Brunel a choisi le comédien Pio Marmaï. » – France TV Info

– « Marmaï est un acteur physique, une masse musclée, comme l’avoue lui-même son personnage dans une scène inquiétante où il repousse lentement de la tête le vieux monsieur. » – Telerama

– « Dans un grand décor déglingué fait d’estrades et de palissades mobiles, le metteur en scène orchestre un bal de fantômes grimaçants, où s’exprime toute la misère humaine. » – Les Echos

– « Comme l’écriture de Koltès, la mise en scène de Richard Brunel est éminemment cinématographique. » – Time Out

– « Equilibrée, fluide, profondément vivante, la vision de Roberto Zucco portée par le directeur de la Comédie de Valence privilégie au contraire le groupe, la choralité. » – La Terrasse

 

2. Poursuivant son incroyable conversation avec Tchekhov, Christian Benedetti s’installe au Théâtre du Soleil ; sa Cerisaie est un enchantement :

– « Grand adepte de l’auteur russe, dont il a monté l’intégrale de l’œuvre dramatique, Christian Benedetti n’a pas oublié les recommandations du maître : du rythme pour une pièce subversive qui doit être jouée comme une comédie dans un décor réduit au strict nécessaire. » – Marianne

– « Si la mort plane constamment, et ses fantômes, le dispositif nerveux et monacal, le jeu concentré à l’extrême des acteurs font un vif et électrique effet. » – Telerama

– « Rugueuse, anguleuse, la mise en scène orchestre de façon vive et resserrée cette multiplicité de points de vue qui jamais ne s’accordent, car ces ratages et ces manques tragiques n’offrent aucune perspective. » – La Terrasse

– « Cette mise en scène est haletante et moderne. Elle dépoussière le théâtre de Tchekhov. Depuis 5 ans, Christian Benedetti vit avec Tchekhov. » – France Inter

– « Outre la direction d’acteurs, très exigeante pour les comédiens, tirée au cordeau par le metteur en scène Christian Benedetti (lui-même incarnant un Lopakhine changeant, complexe, écartelé entre des aspirations contradictoires), cette mise en scène au rythme effréné rétrécit l’espace-temps, nous fait paraître cette Cerisaie bien proche de nous. » – Les trois coups

 

3. Au Théâtre de Poche-Montparnasse, on peut découvrir Amok, monologue dramatique d’après la nouvelle éponyme de Stefan Zweig :

– « Alexis Moncorgé réalise une version sous tension. Le jeu des lumières, entre ombre et clarté, crée une atmosphère mystérieuse. » – Telerama

– « Grâce à un jeu extrêmement maîtrisé et une mise en scène très inventive, le texte de Stefan Zweig est montré avec toute sa puissance dramatique. » – Sortir à Paris

– « Une fois lancé à plein régime dans la reconstitution d’un destin pétri par la plus sombre fatalité, Alexis Moncorgé tient son auditoire suspendu à ses lèvres. «  – Froggy’s Delight

– « Gageons que cet Amok, déjà très bien accueilli au festival d’Avignon 2015, saura conquérir le cœur du public parisien. » – Reg’Arts

Revue de presse du 20 janvier 2016 : Qui a peur de Virginia Woolf ? la Médiation et les Chatouilles

 

1. Alain Françon propose une mise en scène percutante de « Qui a peur de Virginia Woolf ? » au Théâtre de l’Œuvre :

– « Qui a peur de Virginia Woolf ? Pas Dominique Valadié, en tout cas, qui se coule avec superbe dans la peau de Martha, l’héroïne de la pièce d’Edward Albee (1962). » – Les Echos

– « Un travail au scalpel, minutieux et précis. Une mise en scène fluide, débarrassée de toutes scories, désencombrée de tout artifice, de toutes références. » – Un Fauteuil pour l’orchestre

– « Dans l’affrontement de ces deux fauves que sont Martha et George ressort toute l’interrogation d’Albee sur ce qui sépare – ou plutôt ne sépare pas – l’homme et l’animal, et sur le rôle du langage dans toute cette affaire. » – Le Monde

– « Wladimir Yordanoff, d’une assurance qui se lézarde, cruauté décidée, lâcheté toxique de George. Dominique Valadié, hallucinante dans le tourbillon de la destruction, le sarcasme, le venin, l’alcool. » – Le Figaro

– « La mise en scène d’Alain Françon consiste uniquement, ce qui n’est toutefois pas une mince affaire, à encadrer subtilement ce gigantesque et malestromique affrontement pour garder le cap et un train d’enfer sans qu’il ne s’égare ni ne vacille. Et ce parce que la distribution est émérite. » – Froggy’s Delight

– Interview d’Alain Françon pour La Terrasse

 

2. La comédienne Chloé Lambert propose sa première pièce, « La Médiation » mise en scène par Julien Boisselier au Théâtre de Poche-Montparnasse :

– « Chloé Lambert nous livre un magnifique guignol pour adultes divorcés. Chaque rebondissement déclenche les éclats de rire. » – Toute la Culture

– « On est pris du début jusqu’à la fin par cette Médiation, qui questionne celui ou celle que l’on est, face aux moments de la vie, avec humour et énergie, même si l’on reste un peu sur sa faim, face à ce spectacle qui répond presque trop bien à ce qu’on lui demande. » – Un Fauteuil pour l’orchestre

– « Chloé Lambert a choisi le thème de la médiation familiale pour bâtir une pièce qui explore des sujets sérieux sur un mode fougueux : personnages plus grands que nature, rythme soutenu et péripéties à la clé. » – Les trois coups

– « Héritière de la comédie cinématographique italienne d’antan, Chloé Lambert mêle les situations drôles et les moments de réelle tension. » – Froggy’s Delight

– « Tour à tour mordant, piquant et émouvant, le texte que signe Chloé Lambert réunit toutes les qualités dramaturgiques. Ses répliques font mouche et sa pièce ne manque ni de tendresse, ni de délicatesse. » – Femme Actuelle

 

3. Après avoir été remarquées deux ans de suite à Avignon et entre deux tournées, « Les Chatouilles » d’Andréa Bescond s’installent au Théâtre du Petit-Montparnasse :

– « Seule sur scène pendant une heure et demie, la jeune femme incarnée par l’incroyable comédienne Andréa Bescond raconte une terrible histoire. » – Le Figaro

– « De sa danse saccadée, heurtée, secouée, Andréa Bescond exprime sa rage et sa douleur avec une rare énergie. » – Le Parisien

– « Dans ce spectacle mis en scène par Eric Métayer, la jeune femme est hors norme. Seule sur le plateau, elle assume tous les rôles avec maestria, culot, enthousiasme, faisant passer les spectateurs des larmes aux rires et du malaise à l’ébahissement. » – Marianne

– « L’ensemble de la pièce tient sur cette proposition intéressante que l’on peut parler du trauma sans jamais l’évaluer, que le seul énoncé des faits crée événement émotionnel et spirituel. » – Toute la Culture

– « Subtilement mise en scène par Éric Métayer, Andréa Bescond, auteure et interprète du spectacle parvient, avec distance, à conter cette histoire terrible sans tomber dans une représentation trop difficile à supporter par le public. » – Les Echos

– Interview d’Eric Métayer pour France Inter

Benjamin Jungers

Interview de Benjamin Jungers

Interview de Benjamin Jungers – 11 décembre 2015
Actuellement à l’affiche du Théâtre de Poche-Montparnasse dans l’Autre de Florian Zeller (Lire l’article en ligne)

Benjamin Jungers, d’un Autre à l’Autre…

On se souvient d’avoir découvert ce comédien sous les traits du si touchant Chérubin de Christophe Rauck à la Comédie-Française. Il avait été recruté pour ce rôle par Murielle Mayette, alors qu’il était encore sur les bancs du Conservatoire. L’ex-administratrice ne s’y était pas trompée… En près de huit années au sein de la Troupe, ce jeune prodige nous a éblouis, émus, étonnés, chamboulés, émerveillés. Enchaînant les rôles et les projets, parfois imprévisibles : de Chérubin à Cléante, en passant par Poil de Carotte et le Petit Prince, il mit également en scène l’Ile des Esclaves de Marivaux au Studio-Théâtre.

Je conserve un souvenir très profond de son interprétation de Gianni, dans La Maladie de la famille M. de l’italien Fausto Paradivino. Epoustouflant également, il le fut en X dans la mise en scène de Christian Benedetti d’Existenz. Des personnages qui ne correspondaient pas forcément à l’image que l’on projetait de Benjamin. Est-ce la raison pour laquelle la Maison de Molière décida tout à coup de se séparer de lui? Nul n’en saura jamais rien, lui-même fut le premier surpris…

Le dernier spectacle dans lequel je l’avais admiré et applaudi était une création de Françoise Gillard. Au Vieux-Colombier, un tableau chorégraphique au-delà des frontières de ce que l’on voit d’habitude au Français. Une fois encore, Benjamin se trouvait là où l’on ne l’attendait pas. Corporellement incandescent et interprétant à merveille la fameuse Tempête (sonate pour piano n°17 de Beethoven). Ce spectacle s’intitulait l’Autre. Il serait son dernier au Français. Coïncidence des rencontres, joli pied de nez artistique, hasard de la vie : on peut aujourd’hui l’applaudir sur la scène du Poche-Montparnasse dans la reprise de la première pièce de Florian Zeller… un “autre Autre”.

 

L'Autre2

L’Autre, la première pièce de Florian Zeller reprise au Poche-Montparnasse

Garder en tête les images d’un spectacle vu dix ans plus tôt. Un souvenir vague, mais suffisamment évident pour avoir l’envie d’y revenir, dix ans plus tard. Et dix ans plus tard, avec dix ans de plus, « se prendre la pièce en pleine tête ». Au point de ne pas comprendre le caractère si vague, si brumeux du fameux souvenir…
La pièce est de Florian Zeller : sa première, son oeuvre de jeunesse pourrait-on dire. Créée en 2004 au Théâtre des Mathurins, elle avait connu un large succès. Ceux qui promettaient à l’époque un brillant avenir au jeune auteur ne s’y étaient pas trompés.

Plaisir, donc, de retrouver, réentendre, reméditer ce texte. Et de plonger à corps perdu dans cette tragi-comédie. Qui va bien au-delà d’une sordide histoire d’adultère. Car si l’Autre est l’Amant, il est aussi la Mort, la Solitude, le Remords, l’Enfance, la Colère… L’Autre est tellement de sentiments et d’impressions.

L'Autre3
©Pascal Gely

D’après la distribution, l’Autre est incarné par Jeoffrey Bourdenet (séduisant, inquiétant, énigmatique). Mais l’Autre n’est-il pas également le talentueux Benjamin Jungers ? Et aussi l’incandescente Carolina Jurczak – autre promesse, dix ans plus tard ? Benjamin Jungers est lui (Lui). Il nous entraîne dans son histoire, ses doutes, jusqu’au plus loin de son inconscient. Passant à merveille d’une douceur angélique à une brutalité froide et intrigante. Lui, c’est une part de nous. La part de nous que l’on souhaiterait oublier. Celle que l’on préfèrerait laisser profondément enfouie. Mais l’Autre veille, l’Autre nous surveille : l’Autre c’est nous…

Que ce soit pour raviver un souvenir de dix ans ou pour découvrir la première pièce du prolifique Florian Zeller, courez donc au Poche :

1 – La mise en scène précise et sensible de Thibault Ameline nous permet d’accéder au cœur même de ce trio infernal.
2 – L’intimité est palpable dans la petite salle du Poche-Montparnasse qui nous rapproche tant des comédiens.
3 – Grâce à un jeu subtil et intelligent, ces trois-là nous font entrer dans une danse qui va nous enchaîner peu à peu à cet Autre aux multiples facettes.

Redécouverte de l’Autre, dix ans plus tard : un spectacle qui s’est bonifié avec le temps…

L’Autre – Spectacle vu le 17 décembre 2015
A l’affiche du Théâtre de Poche-Montparnasse jusqu’au 28 février 2016
Une pièce de Florian Zeller, mise en scène Thibault Ameline

Revue de presse du 23 décembre 2015 : Madame Bovary, Singin’ in the rain et Bigre

 

1. Au Poche-Montparnasse, une version originale et très réussie de Madame Bovary :

– « Gilles-Vincent Kapps et Sandrine Molaro signent une mise en scène volontiers blagueuse qui n’étouffe ni l’émotion, ni les larmes, ni la cruauté. » – Le Figaro

– « La pièce, très drôle, est une réécriture magnifique et contemporaine du roman de Flaubert, une révision non de l’intrigue, non des conflits psychiques, mais du contextuel. » – Toute la Culture

– « Portés par la mise en scène dynamique de Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps, qui interprètent respectivement les rôles d’Emma et de son amant Rodolphe Boulanger, les acteurs ont toute latitude de développer leur jeu. »  – Froggy’s Delight

– « Sandrine Molaro, dans sa composition d’Emma, fait le choix d’une interprétation habitée, hystérique, zulawskienne. À ses côtés, les trois autres déploient un jeu plus sobre, presque désincarné, extrêmement précis. »  – Les trois coups

 

 

2. Pour les fêtes de fin d’année, le Théâtre du Châtelet prend des airs de Broadway avec la formidable reprise de Singin’ in the Rain :

– « Robert Carsen réussit une mise en scène très élégante, joue à la perfection de la rapidité entre les scènes, distille un sens du rêve qui ne tient qu’à lui, aidé par une équipe formidable. » – Le Point

– « Un véritable tour de force du metteur en scène qui parvient au théâtre à rendre le solo mouillé de Don Lockwood (Gene Kelly/Dan Burton) à la fois poétique et spectaculaire. » – Time Out

– « Le metteur en scène d’opéra nous offre une mise en abîme cinématographique de la comédie musicale de Stanley Donen et Gene Kelly.«  – Les Echos

– « Les 31 interprètes sur scène -des Britanniques- jouent, chantent, et dansent les claquettes avec virtuosité. »  – BFMTV

– « On ne s’étonnera donc pas que le public fasse un triomphe à cette production et qu’elle aussi soit demandée à New York. » – L’Obs

 

 

3. Pour rire, on va voir Bigre au Rond-Point, petit bijou absurde et surréaliste :

– « Au Rond-Point, Pierre Guillois, Agathe L’Huillier, Olivier Martin-Salvan ont imaginé un mélo burlesque irrésistible. » – Le Figaro

– « Sur la scène du Rond-Point, Bigre, spectacle muet, épingle la vie urbaine en plein dérapage sur un mode burlesque. » – L’Express

– « Entre tableaux, récit et portraits, ce spectacle doux-amer aux belles images superpose la vie et l’absurde, le bête, le méchant et le poétique. Et offre un moment accessible et intelligent, de clown et de cinéma. » – Un fauteuil pour l’orchestre

– « Pas un mot ne sera dit, mais les catastrophes vont s’enchaîner allègrement entre le geek, le bordélique et l’apprentie en médecines plus ou moins douces. »  – Les Inrocks

– « Virtuose du burlesque, Pierre Guillois est bel et bien l’héritier de Jacques Tati et de Jérôme Deschamps. »  – Telerama

 

Revue de presse du 16 décembre 2015 : l’Autre, Pinocchio, Roméo et Juliette, Norma

 

1. Eric Ruf signe une superbe mise en scène de Roméo et Juliette dans la maison qu’il dirige depuis cet été :

– « Le patron de la Comédie-Française Eric Ruf réveille une belle endormie, avec sa mise en scène incandescente de « Roméo et Juliette » de Shakespeare, qui n’avait pas été donnée Salle Richelieu depuis soixante ans. » – Le Parisien

– « C’est la plus belle déclaration d’amour de la littérature dramatique et la scène n’a jamais été aussi simplement belle. » – Le Figaro

– « Le fol amour juvénile des deux héros, d’une ardeur égale à sa spontanéité, est porté avec force et flamme par Suliane Brahim, magicienne à la grâce aérienne, et Jérémy Lopez, fougueux, terrien.«  – Le JDD

– « Jérémy Lopez et Suliane Brahim ont la jeunesse de leur rôle, une technique imparable et une personnalité peu commune. » – Les Echos

– « Découvrir ou revoir cette tragédie légendaire fait battre le cœur, qui se prépare, s’ouvre et s’emporte, électrisé par la beauté et la force de cette œuvre unique et intimidante. » – Froggy’sDelight

– Interview d’Eric Ruf pour Le Monde

 

 

2. Au Poche-Montparnasse, Thibault Ameline propose une nouvelle mise en scène de l’Autre, la pièce de Florian Zeller créée il y a plus de dix ans :

– « D’une certaine façon, Florian Zeller régénère le théâtre bourgeois traditionnel en le dépoussiérant de toute idéologie et de toute rancoeur sociale. » – Froggy’s Deligth

– « Une pièce qui mine de rien, avec sa musicalité très particulière et cristalline, cache sans doute une sorte de tragédie de l’existence…. A voir, à déguster, à méditer. » – Le Figaro-le blog

– « Les trois acteurs font des merveilles avec ce texte écrit d’une écriture blanche. Ils parviennent à nous faire sentir avec talent leur douleur sourde et leur désaffection égoïste pour le passé et le futur. Benjamin Jungers y est épatant. » – Toute la culture

– « Fines et acérées, les répliques de « l’Autre » ne laissent rien déborder. L’auteur, amoureux de l’interprétation scénique abandonne entièrement son texte aux comédiens. » – France TV Info

– Interview de Florian Zeller pour Le Figaro

 

 

3. Aux Ateliers Berthier, c’est le retour du Pinocchio, de Joël Pommerat, un spectacle créé en 2008 toujours aussi magique :

– « Une fête disco somptueuse à sa rencontre avec la fée, le voyage de Pinocchio nous offre un feu d’artifice d’émotions et de sensations, entre ombres et lumières, joies et frissons. » – Les Echos

– « Sous la plume de Joël Pommerat, Pinocchio se transforme en un conte sombre sur la violence de la société. » – Telerama

– « On pense tous connaître Pinocchio et son histoire, mais lorsque Joël Pommerat se réapproprie l’œuvre, on se plaît à la redécouvrir. » – Les trois coups

– « Joël Pommerat imprime à Pinocchio une qualité de présence magnifiquement spectaculaire, et manifestement moderne. » – La Terrasse

– « Chacun est saisi, et le restera jusqu’à la fin des aventures de Pinocchio, qui se dessinent en tableaux qu’on dirait découpés dans le noir du plateau. » – Le Monde

 

 

4. Stéphane Braunschweig met en scène Norma, l’opéra de Bellini au Théâtre des Champs-Elysées :

– « Stéphane Braunschweig n’est certes pas le premier à vouloir signifier les deux mondes, public et privé, entre lesquels évolue la prêtresse gauloise Norma. » – Les Echos

– « La mise en scène de Stéphane Braunschweig ? Neutre et grise, elle mise sur le théâtre psychologique pour éviter le péplum, mais ne parvient qu’à remplacer une convention par une autre, sans éviter le ridicule dans la gestuelle du chœur. » – Le Figaro

– « Porté par une orchestration magistrale, des voix dans l’ensemble impressionnante et une mise en scène qui fait grimper l’émotion, cette Norma gagne vraiment à être connue et reconnue.«  – Toute la Culture

– « Ce personnage de femme qui mène une double vie, selon les mots de Stéphane Braunschweig, est porté par une musique d’un puissant lyrisme et d’une frémissante sensualité.«  – Les Echos

– Interview de Stéphane Braunschweig pour Libération

maximed'aboville-portrait

Interview de Maxime d’Aboville

Interview de Maxime d’Aboville – 13 novembre 2015

 

Trois nominations, deux pièces par jour, un Molière : Maxime d’Aboville ne fait pas les choses à moitié !

13 novembre 2015 – 19h. Dans quelques heures, Paris aura basculé dans l’atrocité. Chacun de nous se souviendra de ce qu’il faisait ce soir du 13 novembre 2015… Je garderai longtemps en mémoire ce moment passé en compagnie d’un être bienveillant, drôle, subtil et plein d’humilité. L’un de ces êtres qui font aimer cette vie follement fragile. J’avais été frappée par le talent du comédien. J’ai été touchée par la délicatesse de l’homme. Par son énergie aussi. Une énergie qui lui a permis, en début de saison, de tenir un rythme digne de l’alternance du Français.
Car pendant un mois et demi, Maxime a enchaîné deux rôles titres dans deux spectacles parisiens. A 19h il endossait le costume du Servant au Théâtre de Poche-Montparnasse, avant de se glisser dans la peau d’un certain Charles Spencer Chaplin à 21h au Théâtre du Montparnasse. Correspondance des calendriers, proximité des lieux, incroyable ardeur du principal intéressé : cet emploi du temps peu banal a placé Maxime sous le feu des projecteurs. D’autant qu’il venait tout juste de remporter le Molière du meilleur comédien, précisément pour son interprétation de Barrett dans The Servant.
Succès oblige, il défendra l’année prochaine trois spectacles en tournée. Avant cela, on le retrouvera sur la scène du Rond-Point dans une pièce de Jean-Michel Ribes en même temps qu’au Poche-Montparnasse pour sa deuxième leçon d’histoire, intitulée « De 1515 au Roi-Soleil« . Un spectacle qu’il a écrit lui-même à partir de grandes œuvres de notre littérature, sur le même schéma que sa très remarquée première leçon.
Autant d’occasions pour lui de confirmer l’étendue de son talent. Autant de possibilités pour nous de découvrir ou redécouvrir les multiples facettes de cet insatiable comédien. Et de poursuivre, grâce à des artistes de sa trempe, le combat contre l’obscurantisme…